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Embaucher des joueurs expérimentés - Motk - 22.12.03 Passionné par les jeux vidéos sur tous supports depuis 1989, pour ma part je termine les jeux vidéos entre deux jours (p.n.03 sur Game Cube) et un mois (Splinter Cell sur Playstation 2). J'ai envoyé un tas de candidatures aux diverses entreprises de jeux vidéos et magazine spécialisés ; soit ils refusent (90 %), soit aucune réponse (10 %). Pour ma part j'ai eu :
Pour la dernière je réécrivais et j'avais la même réponse : " aucun poste à pourvoir ". Messieurs les éditeurs, développeurs, mag. spécialisés sur les jeux vidéo, je suis expérimenté dans les jeux vidéos. Pourquoi, m'ignorez vous ? Emmanuel - 22.12.03 Lorsque une entreprise du secteur vous répond " aucun poste à pourvoir ", elle ne vous ignore pas ; elle vous indique seulement que soit vous ne correspondez pas au profil recherché soit elle ne recrute réellement pas. Par ailleurs, les entreprises recherchent pour la plupart des personnes compétentes dans la création de jeu, pas des personnes pour jouer aux jeux qu'elles réalisent. Ce n'est pas parce qu'on est gourmand (voire gourmet) que l'on fera un bon cuisinier. Une dernière petite chose ; j'ai eu le privilège de lire votre message avant qu'il ne soit posté et donc corrigé : cela peut paraître désuet, mais l'orthographe et la syntaxe sont les premières impressions qu'un employeur potentiel a de vous ; je vous garantis que dans la majorité des cas, la présentation commence plutôt mal. Motk (auteur) - 05.01.04 Pour ce qui est de votre approche, je suis peut-être un gourmand mais il faut avoir des notions de cuisine pour l'être ! Pour vous je ne suis qu'un malin ou autre espèce de grand blaireau, vu le ton que vous employez pour me répondre comme le font les hommes politiques aux électeurs. Je connais mon potentiel et mes compétences. Toine - 07.01.04 Tout comme la personne qui a eu la gentillesse de vous donner son point de vue avant, je pense également que les sociétés de développement de jeux vidéos cherchent avant tout des personnes créatives et ayant un réel savoir-faire en matière de réalisation. Vos compétences sont toutes autres... Essayez de contacter les sociétés spécialisées dans les aides et astuces sur les jeux, vous aurez peut être davantage de chance. Bien cordialement Paul - 09.01.04 Des jeunes qui veulent travailler dans le milieu des jeux vidéos il en existent des milliers. Les boîtes de jeux ne cherchent pas des joueurs qui finissent des jeux en deux jours, mais des gens capables de voir plus loin. Tout d'abord le métier de testeur n'est pas une "compétition". Le but premier est de trouver les bugs, les incohérences, etc. Mais il faut aussi oublier qu'on est le meilleur joueur du monde, et justement être capable de se mettre au niveau du joueur lambda, qui ne joue qu'une à deux heures par jour, et de voir si ce type de joueur pourra parvenir à la fin du jeu sans le trouver insurmontable. Et puis finir Splinter en un mois (j'ai mis une semaine...) c'est bien, mais est-ce que tu sens capable de le refaire cent fois ? de le tester dans des versions complètement buguées, de perdre deux heures de jeu à cause d'un plantage ? Décidément je pense que beaucoup de monde à une mauvaise vision de ce qu'est réellement le testing. C'est un métier intéressant, mais avec beaucoup plus de contraintes qu'il n'y paraît. Tchuss ! Sylvain - 09.01.04 Motk, je suis un joueur passionné moi aussi, et j'ai trouvé un emploi en CDD il y a quelques temps dans les jeux vidéo, que je n'occupe plus aujourd'hui. Comme on l'a déjà dit, on ne recherche pas des joueurs dans une entreprise, mais des employés qui ont tous des responsabilités qui vont au-delà du loisir. Même à un (bêta-)testeur on lui dira qu'il n'est pas là pour jouer, surtout pas. La seule exception concerne les play-tests, où des joueurs viennent jouer à un jeu et donner leurs impressions qui guideront parfois certaines rectifications. Mais là la paie est symbolique et souvent faite de jeu produit ou développé par la boîte elle-même. Le tout n'est pas de "connaître son potentiel" mais de faire en sorte que l'autre s'en aperçoive. De plus il faut un minimum d'éducation, de qualité professionnelles (ce n'est pas nécessairement inné), de sérieux. Dire que tu finis des jeux très vite, c'est bien. Il y a des milliers de gens dans ton cas ! A toi de montrer tes compétences annexes : sens du travail, responsabilité, etc. Quant à avoir des notions de cuisine pour être gourmand. Je conteste cela, quelques mois dans un studio apprennent plus que le simple fait de jouer, bien plus ! Et puis c'est bien aussi parfois d'avoir une formation en rapport avec les jeux vidéos, et prendre en compte le marché du travail (mais si tu veux faire comptable chez Atari, pas besoin d'être diplômé en arts graphiques ;-) PS : La première fois que j'ai répondu à une annonce pour un job dans le jeu vidéo, et la seule, je l'ai eu. 100% de réussite ! Question de méthode et de chance, également ;-) Motk (auteur) - 12.01.04 Merci à tous pour vos infos, expériences et anecdotes. Pour ma part j'envoie près de vingt courriers suivis d'appel aux diverses sociétés d'édition et même aux mags. spécialisées dans les jeux vidéos, et la majeure partie ne répond pas. Les personnes ayant trouvé un job dans les jeux vidéo c'est soit par journalisme, arts graphique et quelques chanceux. Jean-Loup - 18.01.04 Je dirige un petit studio de développement multimédia. Des candidature comme la votre (Motk), j'en reçois au moins une par semaine (une c'est une mauvaise semaine). Il faut donc autre chose que la simple affirmation que l'on est un joueur expérimenté pour décrocher un entretien. Mais je peux vous assurer que lorsque je vois passer un bon potentiel, je prends contact immédiatement sans attendre. Peut-être faut-il retravailler votre CV et votre lettre de candidature. Motk (auteur) - 20.01.04 Si mon CV et lettre de motivation ne sont pas assez explicites je peux vous envoyer une copie pour me faire savoir ce qui ne va pas. Merci d'avance. Encore1Ben - 16.02.04 Cher Motk, Je comprends parfaitement ton agacement (ou ton désespoir). Étant moi même passionné de jeux vidéo depuis ma plus jeune enfance, je me suis décidé timidement, à passer de l'autre côté du joypad (ça, c'est de la métaphore ! ) et d'envoyer un CV au numéro un du milieu. Coup de bol, mon CV "engendra" un entretien début février. Tout excité à la possibilité de visiter les locaux d'un éditeur de jeux vidéo, je me projetais déjà dans cet entretien, un paddle à la main, à "causer" nostalgie, coup de coeur et autres attentes de "futur hit vidéoludique"... Et bah non ! Au lieu de cela, j'ai eu droit à une matinée studieuse, à enchaîner tests et entretiens. Au début, j'y allais, l'âme en paix, me disant que pour devenir testeur localisateur, une bonne pratique des jeux vidéo et la compréhension de l'anglais suffisaient. Grossière erreur ! C'est à peine, si mon expérience de joueur les intéressait. Résultat, un test d'anglais écrit, un test de français écrit, un test d'anglais oral, un test de culture jeux vidéo et informatique des plus simplistes et vraiment pas logique, et un test sur ma culture sportive. Mais pas de paddle, pas de nostalgie et même pas un petit cadeau maison (un poster, un stylo ou un porte clef jeton... nada ! Des 33 Tonnes de Fifa et de Sims vendus, et même pas un café à te proposer). Bref, après avoir essuyé avec plus ou moins de difficulté les quatres premiers tests, et m'être effondré lamentablement sur celui du sport (ouais, c'est clairement pas mon truc ! ). Mais honnêtement, savoir comment se joue une saison de NHL, ou ce qu'est un "Triple Double"... je doute ! Donc, j'en suis reparti déçus et aussi conscient du verdict que louis XVI allongé sous la guillotine (et une image, une ! ). Une semaine plus tard, le couperet tombe (je fais dans le champs lexical de l'exécution là) et me voilà recalé, pour des raisons de faiblesses en anglais, à l'écrit. Alors, tu dois te demander pourquoi je te raconte tout cela ? Pour plusieurs raisons, en fait :
Pour conclure, j'en ai tiré la leçon, qu'une entreprise de jeux vidéo, n'est pas si différente des autres entreprises. Que ta passion du jeu vidéo, ne suffit pas à convaincre. Que pour avoir une chance de faire partie de ce "monde", il faut sûrement, t'enlever du crâne toutes ces belles idéologies de "joueurs" et qu'il faut penser "professionnel". Le jeu vidéo, n'est clairement plus ce loisir "artisanal" réservé à une élite, mais est bel et bien devenu un monde de business ou la passion ne suffit plus pour en faire partie. PS : Pour informations, chez EA, un boulot de testeur / localisateur, c'est payé 800 euros et des bananes, avec quelques "tickets resto" (pour pouvoir manger au moins une fois par jour). Ah oui, il te faut aussi un passeport en cours de validité. Motk (auteur) - 17.02.04 Merci pour tes conseils, car cela fait déjà plusieurs mois que je ''rame'' pour avoir une hypothétique réponse des magazines de jeux vidéo et des autres qui font les jeux vidéo. May - 18.02.04 Amis gamers, si vous voulez rentrer dans le test, suivez les conseils que donnent Encore1ben sur ce forum ! Tout ce qu'il dit est bien vu et plein de bon sens. Parole de testeur loca :) Bob - 17.03.04 Encore1ben, j'ai lu ton message et il m'a ouvert les yeux. Mon rêve était d'intégrer une société de jeux vidéo en tant que testeur, mais je sais maintenant que je n'ai aucune chance d'y parvenir. Heureusement pour moi j'ai une passion qui passe avant tout le reste qui est l'infographie et j'espère qu'un jour on me donnera ma chance dans ce domaine. Joy Game - 30.03.04 Si tu veux un conseil pour devenir testeur, commence par rédiger quelques tests pour des sites spécialisés, petits sites, ou même sur des plus connus, fait-toi connaître sur le chat, certains testeurs se sont fait embaucher par ce biais, ou envoie tes tests à des magazines. Avec de la chance, beaucoup même, mais c'est possible, tu seras pris, ou tu auras éveillé un soupçon d'attention d'un possible futur employeur. Mais vraiment commencer à se faire connaître comme testeur sur un site ça aide... Shérina - 01.04.04 Tout comme Encore1Ben, j'ai vécu les mêmes expériences en terme d'entretien d'embauche : dans ce milieu, contrairement à ce qu'on pourrait croire, les recruteurs se fichent de savoir si tu joues ou pas. A la limite, ça peut être un plus à leurs yeux (surtout si tu postules pour être testeur), mais eux-même ne jouent pas forcément et si ça se trouve, ils interdisent même à leurs enfants de toucher à un jeu ! Bref, il faut s'accrocher et ne pas s'annoncer d'emblée comme un grand passionné, il faut plutôt mettre en avant ses qualités, son expérience (normalement ça joue), un peu comme dans un entretien classique, pour n'importe quel autre secteur. Moi aussi je me suis faite refoulée pour pas mal de stage (oui, je suis encore étudiante ^^) mais au final j'ai réussi à trouver à peu près ce que je cherchais, maintenant que je me suis " infiltrée " dans ce milieu très fermé, j'espère que ça va bien rouler pour la suite. Courage donc, accroche-toi, remet en question ta façon de présenter les choses, et je suis sûre que tu y arriveras ! A moins bien sûr que la dure réalité du business vidéoludique (ça se dit ça ?) t'en ai fait passé l'envie. Car vouloir faire de sa passion un job, c'est pas toujours une bonne idée. May - 06.04.04 Je suis un peu surpris par ton message, Shérina. Dans le sens où chaque fois que j'ai passé un entretien d'embauche pour être testeur (j'en ai passé trois), les recruteurs ont toujours insisté pour savoir si je jouais ou pas, et si oui combien d'heures par semaines, quels étaient mes jeux préférés (et expliquer pourquoi), si j'avais rédigé des soluces, etc. Évidemment, ce n'était pas le seul sujet abordé, mais c'était l'un des points importants. D'autre part, tu sembles dire que les recruteurs ne jouent pas. Ça me semble bizarre dans le sens où, du management au marketing, en passant par le test ou le développement, j'ai vu et je vois toujours tout le monde jouer dès qu'il y avait un moment de libre, pendant les pauses, au déjeuner, ou pendant les heures de taf. Mais bon, chaque boîte a sûrement ses propres méthodes de recrutement... et de travail. Tout ça pour dire que personnellement, il me semble important, quand on passe un entretien pour un poste de testeur, de préciser que l'on peut passer beaucoup de temps sur le même jeu, et qu'on a d'autre part une bonne culture vidéoludique. Les testeurs sont aussi chargés d'évaluer la qualité du titre, et comment pourraient-ils le faire s'ils n'ont aucun point de comparaison avec les produits concurrents ? Umli - 07.04.04 Une chose m'étonne dans ton message, tu dis que tu veux travailler dans le jeu vidéo, mais tu ne précise pas dans quelle spécialité. Tu voudrais modéliser des décors, construire des niveaux, programmer une IA ? Ce sont à chaque fois des métiers différents. Si tu te présentes comme simple joueur, effectivement, tous les potentiels employeurs se diront que tu veux être testeur, mais peut-être sais-tu faire d'autres choses que jouer ? Pour ce qui est du test, j'en ai fait pendant un an chez un éditeur. Ils ne recherchent pas forcement des joueurs "hardcore", ce qui les intéresse, c'est plutôt d'avoir des gens logiques et organisés dont les résultats de test seront fiables. Ils recrutent souvent des personnes ayant des connaissances spécifiques principalement en langues étrangères (pour les versions localisées) mais aussi des programmeurs ou des graphistes qui auront un regard professionnel sur les jeux qu'ils testent. Le niveau d'étude des testeurs est par ailleurs souvent élevé car le test est encore un tremplin vers les autres métiers du milieu et on trouve des graphistes ou des ingénieurs info qui sont là pour entrer par la petite porte. Les hardcore gamers existent dans ce métier mais ils ne sont pas la majorité, voir le message de Encore1Ben. Enfin tu utilises le terme "joueur expérimenté" et je ne vois pas bien ce que tu entends par là. Tous les joueurs sont expérimentés chacun selon le type de jeu qu'il aime et qu'il pratique. Finir Spinter Cell en un mois ne veut pas dire que tu seras capable de rester huit heures par jour derrière un PC à recommencer cent fois le même niveau pour vérifier qu'il n'y a pas de trou dans le maillage. Le test a peu a voir avec une quelconque activité ludique. Shérina - 09.04.04 Je suis également étonné par ton message, May. J'ai passé pas mal d'entretiens dans le domaine management / commerce - jamais pour être testeur, il est vrai, je n'ai aucune idée de comment les choses se passent dans ce domaine - et les recruteurs ont plus cherché à connaître mes compétences que ma connaissance du marché vidéoludique. Expérience personnelle, bien sûr. En ce qui concerne les gens qui travaillent dans ce secteur - là encore, en management et là encore, expérience personnelle - certains jouent, d'autres ont joué mais n'ont plus le temps, d'autres ne touchent aux jeux que pour travailler. Enfin bref, tout ça pour dire que j'étais peut-être hors sujet, c'est vrai qu'ici on parle de testeur et pas du reste. A ce sujet je trouve l'intervention d'Umli très pertinente. Olivier - 12.04.04 J'ai été moi même lead testeur dans une boîte importante de développement, le test est un travail difficile et pénible vous dirons tous les professionnelles du secteur. Il faut en plus de maîtriser l'anglais, connaître un minimum les langages de programmations pour systématiser un problème et le cerner. Je pense pour ma part que ce travail peut vous dégoûter des jeux vidéo - même si ce n'est pas mon cas : le naturel revient toujours au galop - sans pour autant faire de vous un mauvais testeur. Ce que je viens dire surtout, c'est que ce secteur d'activité est régit par les mêmes lois économiques que partout. Pour ma part, après avoir accumulé des années d'expériences, la boîte dans laquelle je travaillais à fermé pour des raisons de viabilité économique. Aujourd'hui quand je reçois un commentaire d'une de ces sociétés me disant que les aides de l'Etat (en région Rhône-Alpes) leurs ont permis de faire des économies et d'exporter leur service test en Indes, ça me dégoûte. Un conseil pour ceux qui sont tous de même passionnés par ce domaine : débrouillez-vous, montez vos boîtes en réunissant les compétences, ou alors peut-être qu'avec un bac +10 en art cinématographique plus un bac +20 en informatique, langues étrangères, graphisme et finalement cinquante ans d'expérience vous trouverez un boulot de localisation en contrat de qualification. Un conseil à Motk : c'est un milieu de pseudo artistes qui se croient plus intelligents que toi, la motivation est un bon moteur, tu découvriras que comme partout, si tu es travailleur, tu y arriveras, alors ne te décourage pas. Motk (auteur) - 13.04.04 Merci à tous pour vos infos et conseils. Et merci à Olivier pour vos encouragement. P.S. : J'ai actuellement fini Splinter Cell Pandora Tomorrow en cinq jours et actuellement je le recommence. Mât - 14.04.04 Le bonjour à tous ceux qui liront ceci. La réponse d'Olivier m'interpelle, dans le sens où il insinue une idée "fourbement" intéressante : la réunion des compétences. Après tout, les sociétés actuelles n'ont-elles pas été crées par les joueurs de Commodore, MSX ou autres Atari ? Bien sûr, les lois du marché ne sont plus les mêmes, et EA ou Sony sont bien trop gros pour pouvoir être concurrencés par des peigne-culs (j'aime l'expression, vous me la pardonnerez) armés de leur bite et de leur couteau (celle-la, c'est un petit reste de l'armée). Néanmoins, une société de test indépendante qui compterait dans ses membres quelques qualifiés, lead testeurs ou bêta, plus un ou deux commerciaux pour le démarchage, qui proposerait aux éditeurs une sous-traitance des produits (attention, j'entends un service top moumoute) aux éditeurs, et ce, dans un souci d'augmenter leur productivité (divines lois du marché, qui demandent à toujours gagner plus de ce maudit blé - un reste d'idéalisme celle-la) aurait peut être ses chances ? Je sous-entends tout de même un effort collectif : salaires de départ miséreux, aides de l'état, volonté de l'ensemble du groupe d'essayer, au moins. Voilà mon idée de la chose (merci Olivier), si vous êtes intéressés, tous autant que vous êtes, motivés (et pas qu'un peu), joueurs, bon ou mauvais, répondez moi, je viendrai jetez un coup d'oeil de temps en temps ; le chômage c'est magnifique, le temps libre que l'on a, c'est pas croyable. Tu me diras certainement que ce n'est pas une réponse directe à tes propos, Motk, mais j'essaye de fédérer des connaissances qui ne trouvent que des portes fermées, et cela reste un humble début à mes yeux. P.S. : La rapidité d'un joueur ne fait pas sa qualité, à mon humble avis, c'est plutôt sa persévérance. P.P.S. : Et ben moi j'ai fini SW Kotor en trois jours, na ;) Emmanuel - 14.04.04 Mât, ton projet, tel que je le comprend, est une société de test proposant des services aussi bien qualitatifs (amélioration du game play) que quantitatifs (tests de compatibilité, bugs, ...). Si j'ai bien compris donc, ces sociétés existent déjà : Bug Tracker, International Testing, et il en existe certainement d'autres. Mât - 20.04.04 Oui, oui. Je m'en suis rendu compte après l'envoi du message. Néanmoins, rien n'empêche des dissidents (ah, la rebellions...) de se lancer dans la création d'une telle boîte ? Dans nos belles sociétés de consommation, des tarifs inférieurs à ces entreprises déjà existantes permettraient à une jeune entreprise de décoller. Et puis, je cherche juste à donner des idées moi, je ne suis pas Dieu le Père. Medann - 15.09.04 Moi, j'ai quinze ans. j'ai toujours voulu créer des jeux vidéo. Mais d'abord j'ai cherché comment on crée les jeux vidéo. A treize ans j'ai commencé à apprendre le langage de programmation Basic sur calculette, après je l'ai appris sur ordinateur. Maintenant j'apprends le C++ ; je veux travailler dans une entreprise de jeux comme Ubisoft. Mais pour ce qui est de tester les jeux, il faut savoir qu'il faut beaucoup de chance pour trouver un job comme ça. Moi, je conseille de programmer les jeux, c'est mieux. Cédrik - 15.09.04 Ca fait cinq ans que je travaille dans le milieu du jeu vidéo amateur et que j'essaye d'avoir une place dans le milieu professionnel, et il me semble que c'est peine perdue, pour plusieurs raisons. D'abord, effectivement, il vaux mieux débuter avec de l'expérience, avoir des diplômes reconnus, même s'ils ne sont que récemment validés par l'état, avoir beaucoup de chance et de nombreuses relations bien placées. Le talent viens après, certifié par un professionnel sur un autre forum. Avec tout ça on peut éventuellement avoir une petite place dans un studio de petite taille ayant de très grands projets. On peut détester les jeux vidéo et travailler chez EA, comme on peut détester mettre des boites de conserve en rayon et travailler chez Leclerc. Il faut ajouter à ça le nombre considérable de personnes intéressées par le secteur et le nombre de places qui s'est considérablement réduit suite à la crise de ces dernières années. Bref, c'est une industrie qui se mécanise, qui doit produire de plus en plus gros : MMORPG, Statics Meshes en plus du BSP de Quake 2, modèles en millions de polygones pour l'UE3, vendre dans le monde entier etc. - qui doit produire dans des délais de plus en plus courts et qui génère une concurrence énorme. Sans compter le facteur "artistique" aléatoire, c'est-à-dire qu'on ne sais jamais à l'avance ce qui va marcher, comme au cinéma ou en musique. Amis rêveurs, bon courage. Mohamed - 16.09.04 Bonjour tout le monde. Je m'appelle Mohamed, j'ai vingt-trois ans et j'habite aux environs de Paris. Je suis un fervent joueur qui a commencé avec Donkey Kong en jeu de poche électronique à l'âge de la maternelle. Depuis j'ai testé à peu près tout ce qui s'est fait jusqu'à aujourd'hui en passant par tous les styles de jeu. Et lorsque je lis Encore1ben qui parle de longues heures à recommencer un niveau maintes et maintes fois et l'explorer de fond en comble, juste pour le fun de remarquer un truc bizarre, ça me rappelle quelqu'un... moi, en l'occurrence. Je pense que je pourrais faire un bon testeur de jeu vidéo, c'est-à-dire : je m'amuse à finir les jeux qu'on m'apporte et qui ne m'amusent pas, rien que pour vérifier jusqu'à la fin s'ils en valent le coup ou pas, au niveau concept, gameplay et scénario. En effet, certains jeux peuvent avoir un très bon scénario, bien qu'on s'ennuie à mourir à cause du gameplay, mais je me dois d'apprécier le scénario. Donc, j'ai voulu, moi aussi, mettre un pied dans ce secteur des jeux vidéo. Mais pas forcément en tant que testeur, bien que je prendrais ça aussi, mais en tant qu'infographiste 3D ou Game designer. D'ailleurs j'ai élaboré certains scénarii et gameplay de mes jeux imaginaires. Donc, j'ai, moi aussi, répandu des CV ainsi que des lettres de motivations en réponse à des annonces de stages. Malheureusement la plupart des gens ne m'ont pas répondu et le reste m'ont envoyé une réponse générique : je vous remercie de l'intérêt que vous portez à TelleSociété mais votre candidature n'a pas été retenue... Il est vrai que je n'ai pas un super CV. C'est pour ça que je demande un stage et non un (vrai) emploi. D'ailleurs voici mon CV, vous me direz votre avis. Voici le lien, click-droit et enregistrez-sous : CV. J'en ai conclu que sans pistons ni diplôme sup'infomachin je peux faire une croix sur l'univers pro. May - 16.09.04 Tout d'abord, il est faux de dire qu'il est impossible de travailler dans le jeu vidéo sans piston ou diplômes bien ronflants. Je ne sais pas trop ce qu'il en est pour les postes de développeurs, programmeurs, game design, etc., mais pour ce qui est du test, les éditeurs sont toujours avides de trouver des joueurs acharnés capables de faire le même jeu des dizaines de fois, d'en identifier précisément les bugs et de donner des infos fiables sur les bugs. De plus le turn-over est relativement important pour ce genre de taf, donc les débutants ont aussi leur chance. Jette un coup d'oeil dans les archives de l'AFJV, plusieurs forums différents parlent du test, du recrutement, du CV, tu trouveras sûrement des éléments susceptibles de t'aider.
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