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mardi, 26 décembre 2006
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Outsourcing : la réversibilité Quel que soit l'objet de ce contrat, l'externalisation a une fin. Une décision tout aussi stratégique pour une entreprise et qui doit être anticipée et préparée.
La réversibilité est l'un des fondements des contrats d'outsourcing. Quel que soit l'objet de ce contrat (informatique, télécommunication, ressources humaines, comptabilité, logistique, etc.), que l'entreprise cliente soit une société privée ou une personne publique, l'externalisation a une fin et le client a vocation à reprendre tout ou partie de ce qu'il avait confié à un tiers ou à le transférer vers un nouveau prestataire. Cette réversibilité peut intervenir à la fin de la durée déterminée au contrat ou durant celui-ci, en raison d'une résiliation par l'une des parties pour faute de l'autre, ou encore pour tous motifs durant le contrat, sans faute (sortie anticipée avec généralement un dédit). Ce "retour en arrière" est une décision tout aussi stratégique pour une entreprise que celle de mettre en œuvre une externalisation. La réversibilité doit non seulement être anticipée dès l'origine de la relation contractuelle que préparée durant l'exécution de l'outsourcing. Pour être réalisée avec succès, elle implique normalement une collaboration active entre toutes les parties, un échange d'informations, une transparence et enfin une mobilisation et une disponibilité de toutes les équipes. Malheureusement, les exemples sont aujourd'hui nombreux de "basculements" difficiles. Quelques recommandations sont donc nécessaires.
1. La clause de réversibilité A titre liminaire, deux évidences :
La clause de réversibilité doit prévoir des modalités différentes de mise en œuvre selon l'origine de ce "retour en arrière" (cessation à la date convenue initialement ou résiliation). A titre d'exemple, il n'est pas anormal que la résiliation d'un contrat d'outsourcing pour faute du prestataire entraîne un renforcement de ses obligations durant cette phase ou une prise en charge par le fournisseur des coûts en découlant pour le client. En outre, la phase de réversibilité ne doit pas, en principe, modifier la qualité, les termes et les conditions des services fournis durant le contrat et définis dans le Service Level Agreement (SLA), l'Operational Level Agreement (OLA) ou le Plan d'Assurance Qualité (PAQ). Doivent également être prévus :
2. La gestion de la réversibilité Pour que ce processus se déroule dans de bonnes conditions, il est important qu'il soit anticipé. L'un des meilleurs outils de succès reste sans doute la mise en place, dès le démarrage du contrat, d'un plan détaillé de réversibilité qui sera mis à jour, complété et/ou modifié à échéance régulière entre les parties. A titre d'exemple, les matériels mis à la disposition exclusive du client dans le cadre de l'externalisation (et qu'il pourrait souhaiter conserver à la sortie du contrat) peuvent faire l'objet d'une valorisation à la signature du contrat dans le plan de réversibilité, valeur qui sera actualisée à la baisse chaque année selon des modalités de calcul prédéfinies. Dans les bonnes pratiques de gestion, figure également et notamment la mise en œuvre par le prestataire d'outils standards du marché pendant le contrat. En effet, la multiplication de moyens spécifiques utilisés par le prestataire peut engendrer des obstacles dans la réversibilité. Bien anticipée et encadrée la réversibilité ne sera qu'une étape normale dans une relation contractuelle se terminant.
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| Rubrique réalisée en collaboration avec l'équipe Communication, Media & Technologies du cabinet Clifford Chance | |