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Discours prononcé par M. Jean-Pierre
Raffarin, Premier Ministre, le 19 avril 2003
à l'occasion de l'inauguration du pavillon numérique du Futuroscope
Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs,
Je suis heureux de vous retrouver dans un lieu qui s’est imposé au fil des
années comme une exceptionnelle vitrine de l’innovation dans le domaine de
l’image - unique par son concept, sa qualité et son ambition - et dont le
rayonnement a désormais dépassé de loin les frontières de l’Europe.
Je me réjouis de voir rassemblés en cette occasion tant d’acteurs
nationaux et locaux de l’innovation, de dirigeants d’entreprises de
premier plan, dans un parc où, depuis plus de 15 ans, des millions de
visiteurs ont pu prendre rendez-vous avec les technologies de demain, avec
le futur.
Le parc du Futuroscope est aujourd’hui à la fois une référence mondiale,
une réalisation exemplaire qui inspire d’autres projets, une véritable «
marque » que l’on envie à cette Région et à notre pays.
On sait ce que ce succès doit à l’inlassable énergie du Président Monory,
fidèle à tous les grands rendez-vous qui ont marqué l’histoire du Parc, et
auquel je voudrais rendre hommage au moment où s’ouvre une nouvelle étape
du développement du Futuroscope.
A l’heure où une nouvelle impulsion vient d’être donnée à la
décentralisation, le pôle du Futuroscope illustre aussi le niveau
d’excellence que peuvent atteindre des collectivités locales lorsqu’elles
fédèrent leurs énergies au service d’un grand projet.
La zone du Futuroscope a en effet l’immense mérite de conjuguer trois
pôles qui se complètent, se fertilisent mutuellement : le Parc
d’attraction, bien sûr, mais aussi un pôle d’activité et un pôle de
formation (avec l’université de Poitiers, des écoles d’ingénieur réputées,
le CNED, le lycée pilote innovant et demain le CNDP) qui ont permis de
créer une véritable dynamique de l’intelligence, de la créativité et de la
valeur ajoutée dans toute la Région.
J’observe d’ailleurs que la Région - à travers les formations de pointe
qui y sont dispensées à Poitiers, La Rochelle ou Angoulême, grâce au
Futuroscope ou au pôle image d’Angoulême, grâce enfin aux nombreuses
entreprises de ce secteur qui y sont implantées - fait la part belle aux
technologies de l’information et au numérique.
J’y vois une réponse forte, une réponse d’avenir à la dynamique que j’ai
voulu donner au chantier de la construction de la société de l’information
dans notre pays, en lançant le plan RESO 2007. C’est un peu de cette «
République numérique » que le Gouvernement appelle de ses vœux que je
retrouve ici.
Et je pense que Mme Fontaine et Mme Haigneré qui ont consacré tant
d’énergie à bâtir un plan ambitieux pour l’innovation, qu’elles portent
conjointement, partageront avec moi ce sentiment.
Le pavillon du numérique, le jeu vidéo et leur intérêt
Le parc du Futuroscope s’est toujours voulu à l’avant-poste de la
civilisation des écrans : il était logique, compte tenu de ce qu’est
devenu le loisir électronique, que le jeu vidéo y trouve la place qu’il
mérite et contribue, sous la houlette vigilante et exigeante de Dominique
Hummel, à renouveler son intérêt et à lui donner un nouveau souffle.
Le fait que des industriels de premier plan tels que France Télécom,
Infogrammes ou Microsoft – dont je salue les dirigeants, qui ont tenu à
faire le voyage aujourd’hui – soient les partenaires de ce pavillon du
numérique traduit bien l’ampleur de ses ambitions et laisse augurer très
favorablement de la qualité de ce qui sera présenté ici.
Je vous le dis sincèrement, je suis particulièrement heureux que ce
nouveau pavillon soit consacré au jeu vidéo, dont j’ai eu le plaisir de
rencontrer à nouveau les représentants et les acteurs ce matin.
D’abord parce que le jeu vidéo est l’un des domaines où la créativité, la
capacité d’innovation et l’excellence françaises se sont exprimées avec le
plus de force ces dernières années.
Dans cette industrie en forte croissance et dont le chiffre d’affaires
pèse désormais plus au niveau mondial que le cinéma en salle, la France a
su en effet se tailler un rôle de premier plan: n’oublions pas que sur les
10 premières entreprises mondiales de ce secteur, trois sont françaises,
VU Games, Infogrammes et Ubi Soft !
Je constate de plus que le talent français en matière de design et de
conception de jeux est reconnu partout dans le monde, le label « French
touch » constituant un « plus » recherché. Il y a là un savoir-faire
français, des talents qui ont toute leur place dans cette vitrine de
l’innovation que doit rester le Futuroscope.
L’intérêt porté au jeu vidéo par le Futuroscope, mais aussi par les
pouvoirs publics, se justifie également par la place croissante qu’occupe
le jeu vidéo dans le temps de loisirs et l’imaginaire de nos enfants.
Ses personnages sont désormais aussi connus et populaires que ceux issus
de la littérature ou du cinéma. Nos enfants passent pour certains plus de
temps devant leur PC ou leur console que devant la télévision. Ils se
passionnent de plus en plus pour cet univers, comme j’ai pu encore le
vérifier ce matin en lançant au Palais des Congrès cette grande
compétition de jeu vidéo. D’une certaine manière, les jeux vidéo vont
façonner ou façonnent déjà une part non négligeable de la culture de nos
enfants.
Il est dès lors essentiel que la France ait sa place dans la production de
ces univers ludiques, et essentiel que des lieux comme celui-ci proposent
à un très large public – et je pense en particulier aux générations qui ne
sont pas nées une souris ou un « joystick » à la main ! – de découvrir cet
univers riche et contrasté du jeu vidéo.
Je n’oublie pas non plus que le jeu vidéo est l’un des moyens les plus
simples, les plus séduisants et bien sûr les plus amusants de se
familiariser avec les technologies les plus innovantes, avec ces outils
qui peuvent faire peur à ceux qui ne les maîtrisent pas. Il s’agit d’un
vecteur de familiarisation avec l’informatique, avec les réseaux dont on
ne peut négliger l’importance dans une société où la maîtrise de ces
outils est devenue une clef de l’accès au monde du travail et, de plus en
plus, du savoir.
Le rôle potentiel du jeu vidéo ne se limite pas d’ailleurs à sa seule
nature de loisir. Je ne néglige pas l’intérêt qu’il présente dans le
domaine éducatif, l’efficacité de ce qu’on appelle le ludo-éducatif
n’étant en effet plus à démontrer, comme j’ai pu récemment le constater
lors de la manifestation « Soft qui Peut ». On peut d’ailleurs se réjouir
que la production française de jeux vidéo comporte quelques fleurons en ce
domaine.
J’espère vivement, à cet égard, que le pavillon du numérique permettra
aussi de découvrir cette facette du jeu vidéo, souvent occultée par
l’attention médiatique accordée aux jeux les plus violents et les plus
idiots. Il y en a, c’est vrai, et de ce point de vue l’histoire du jeu
vidéo est à rapprocher de celle du cinéma qui, dans sa prime jeunesse, a
lui aussi mis un certain temps pour dépasser le stade de l’arroseur -
arrosé… Je crois pour ma part que le jeu vidéo est capable de hisser ses
standards à un niveau d’exigence culturelle très supérieure dans les
années à venir, comme l’illustrent déjà quelques très belles productions
françaises.
Le soutien du Gouvernement au secteur du jeu vidéo en France : réponses
aux 10 propositions de l’APOM
C’est pour toutes ces raisons que j’ai souhaité aller en novembre dernier
à la rencontre d’acteurs d’un secteur qui, malgré sa forte croissance au
niveau mondial, est confronté depuis quelques mois à de sérieuses
difficultés en France.
Je me félicite de la qualité du dialogue qui s’est engagé depuis cette
première rencontre entre les professionnels du jeu vidéo et l’ensemble des
ministères concernés.
La présence à mes côtés aujourd’hui de la ministre déléguée à l’industrie,
Mme Fontaine, et de la ministre déléguée à la recherche et aux nouvelles
technologies, Mme Haigneré, témoigne de l’intérêt que mon Gouvernement
dans son ensemble porte à un secteur emblématique de la capacité de la
France à jouer un rôle clef dans la création numérique.
J’ai rencontré à nouveau ce matin, comme je m’y étais engagé en novembre
dernier, les représentants du Syndicat des Editeurs de Logiciels de
Loisirs (SELL) et de l’Association des Producteurs d’Oeuvres Multimédia
(l’APOM), dont je salue les Président, MM. Jean-Claude Larue et Antoine
Villette. Il y a quelques jours, le 31 mars dernier, l’APOM a souhaité me
présenter « 10 propositions pour le développement durable des loisirs
électroniques en France », qui reçoivent un large consensus au sein de la
profession.
Je voudrais vous indiquer aujourd’hui les réponses que mon Gouvernement,
soucieux d’apporter son soutien à un secteur prometteur malgré ses
difficultés actuelles, a apportées à ces propositions.
Proposition n°1 : Eligibilité au « Plan Innovation »
La première de ces propositions consistaient à demander l’éligibilité des
studios de développement de jeu vidéo au « Plan Innovation », et notamment
aux exonérations fiscales en faveur des jeunes entreprises innovantes.
Je rappelle que le critère déterminant de cette éligibilité sera d’avoir
au moins 15% de leurs dépenses consacrées à la recherche.
Or, les dépenses de développement dans le domaine logiciel, qui relèvent
pour l’essentiel de dépenses de R&D, représentent en moyenne, d’après les
chiffres dont nous disposons, 24% des charges des studios de création de
jeu vidéo.
- Dès lors que les niveaux fixés par la loi seront atteints, les studios
de jeu vidéo de moins de huit ans d’âge pourront être les bénéficiaires
des dispositions fiscales en faveur des jeunes entreprises innovantes.
Proposition n°2 : Refonte des procédures de l’ANVAR
L’APOM s’est par ailleurs fait l’écho du souhait de la profession que les
studios de création de jeux vidéo soient plus clairement éligibles aux
aides de l’ANVAR pour les développements logiciels réalisés par les
studios (par exemple, les moteurs de jeu) pour leurs besoins propres.
- Si l’inquiétude manifestée par l’APOM n’est pas complètement justifiée,
puisque 50 dossiers jeux vidéo ont été aidés sur 5 ans par l’ANVAR pour
4,24 millions d’euros, la ministre déléguée à l’industrie, Mme Fontaine,
se propose néanmoins de saisir l’ANVAR pour lui demander d’être attentive
à ce type de projets, dès lors que leur caractère innovant sur le plan
technique est avéré.
Proposition n°3 : Refonte des procédures du RIAM
L’APOM a exprimé le même souhait s’agissant des aides distribuées dans le
cadre du Réseau pour l’Innovation dans l’Audiovisuel et le Multimédia
(RIAM).
On me permettra de rappeler qu’en 2002 le RIAM a déjà soutenu 9 projets
dans le domaine du jeu vidéo, pour un montant d’aide global de 2,4 M€,
dont 1,9 M€ apportés par le ministère de l’Industrie.
J’ajoute que le RIAM est déjà attentif, comme le montrent certains projets
retenus, au soutien de projets de développement à l’usage interne des
studios. Les Ministres de la recherche et de l’industrie veilleront à ce
qu’une attention particulière soit accordée à l’avenir à cette demande de
l’APOM.
- Je vous confirme par ailleurs aujourd’hui, comme je l’avais annoncé en
novembre dernier, qu’un thème spécifique sur le jeu vidéo est intégré dans
le nouvel appel à projet pour 2003 qui sera lancé lors des Journées
Nationales du RIAM les 29 et 30 avril prochains.
Proposition n°4 : Renforcer le FAEM
S’agissant des dispositifs de soutien financier à la pré-production des
jeux vidéos, l’APOM a exprimé le souhait que la dotation globale du FAEM
soit exceptionnellement augmentée, afin qu’une vingtaine de
pré-productions puisse être soutenues en 2003.
L’APOM a également proposé que l’on passe d’un système d’avances
remboursables à un système d’avances sur recettes comme il en existe dans
le cinéma, avec le souci que les studios ne soient pas obligés de
rembourser l’aide en cas d’échec de leurs projets.
Le Gouvernement a réservé un accueil favorable à ces propositions :
- En novembre dernier, j’avais annoncé que la dotation globale du FAEM
serait portée à 6 millions d’euros, la ministre déléguée à l’industrie
ayant apporté 1 million d’euros supplémentaire. La part réservée au jeu
vidéo dans cette enveloppe n’avait pas été individualisée.
- J’annonce aujourd’hui que, en réponse à la crise que traverse le secteur
et au regard de l’enjeu que constitue l’existence d’un pôle de création de
jeux vidéo en France, un effort exceptionnel sera consenti en 2003. En
effet, la part réservée au jeu vidéo dans le FAEM sera désormais
individualisée et portée en 2003 à 4 M €, permettant ainsi au FAEM de
financer 20 pré-productions à hauteur de 200 k€ chacune, en finançant
ainsi 40% de leur coût moyen, évalué à 500 k€.
- J’annonce également que le soutien se fera, Mme Fontaine ayant souhaité
apporter une réponse positive à la demande de l’APOM, sous forme d’une
avance remboursable en cas de succès du projet, c’est-à-dire que le
remboursement dépendra de la signature d’un contrat avec un éditeur.
- J’ajoute enfin que le jeu vidéo fait partie des deux sujets sur lesquels
le ministère de l’industrie souhaite qu’un effort particulier soit ciblé
par le FAEM, l’autre étant celui des contenus innovants pour les réseaux à
haut débit.
Proposition n° 5 et 6: Création d’un fonds de soutien spécifique et de
fonds d’Investissement de Proximité dédiés au jeu
L’APOM a proposé, pour prendre en copte un accès difficile de ce secteur
au crédit, que l’action du FAEM soit prolongée par la mise en place d’un
fonds de soutien spécifique et de fonds d’investissement de proximité.
La ministre déléguée à l’industrie a souhaité qu’une réelle attention soit
apportée à la proposition de l’APOM de mettre en place un tel dispositif.
Pour ma part je ne peux que souscrire à l’ambition d’un dispositif qui
viserait :
- Le renforcement du lien des éditeurs internationaux de jeux avec les
studios français de production, contribuant ainsi à l’attractivité du
territoire ;
- la réduction du risque global pris par les éditeurs sur le financement
des productions tout en conservant leur propre valeur ajoutée sur leur
métier de base ;
- plus largement, le développement des régions françaises dans les
industries de l’intelligence et de l’innovation.
La mise en place d’un tel dispositif soulève cependant diverses
difficultés légales et pratiques qui justifient qu’une réflexion plus
approfondie soit conduite pour définir les moyens les plus efficaces
d’améliorer l’accès de ce secteur à des financements appropriés.
- Je souhaite donc que la ministre déléguée à l’Industrie désigne avant
l’été une personnalité qui aura pour mission d’approfondir la faisabilité
du dispositif proposé et d’en analyser la cohérence par rapport à ceux
existants pour les autres métiers de l’innovation et de l’image. Les
conclusions de cette étude devront être remises à la ministre de
l’industrie avant la fin de l’année 2003.
Proposition n° 7 et 8 : Création de commissions mixtes chargées
d’étudier l’adaptation de statuts sociaux à l’industrie des jeux vidéo et
la définition d’un statut juridique spécifique aux jeux vidéo
L’une des propositions de l’APOM est que soient créées des commissions
mixtes chargées d’étudier l’adaptation de statuts sociaux à l’industrie
des jeux vidéo et la définition d’un statut juridique spécifique aux jeux
vidéo.
- Je ne peux qu’indiquer à stade que, si de telles commissions venaient à
être créées à l’initiative des acteurs ou de l’un des ministères
concernés, je prendrais connaissance avec le plus grand intérêt de leurs
travaux et de leurs conclusions.
Proposition n° 9 : Création d’une école nationale des média interactifs
L’APOM et le SELL souhaitent la création d’une école spécialisée, pour la
formation initiale et continue des métiers qualifiés dans la création de
jeux vidéo, une telle école ayant vocation à constituer un pôle
d’excellence européen, sur le modèle de ce qu’est la FEMIS pour les
métiers de l’image.
J’observe que la ville d’Angoulême, qui accueille déjà des formations de
haut niveau dans ce domaine, a engagé de longue date un dialogue à ce
propos avec l’APOM et le SELL. La zone du Futuroscope et les formations
dispensées par l’université de Poitiers contribuent également à faire de
la Région Poitou-Charentes un terreau favorable à l’implantation d’une
telle école.
J’observe également que la ville de Valenciennes et le Valenciennois ont
également beaucoup investi dans ce secteur, à travers les écoles gérées
par la CCI et les formations mises en place par l’université.
- Il me semble donc imaginable que cette école européenne du jeu vidéo,
dans une configuration originale que permet la mise en réseau, se
développe en associant ces deux pôles – la Région Poitou-Charentes et le
Valenciennois - pour constituer un exemple de coopération entre
collectivités, dans une dynamique réussie de « décentralisation de
l’excellence universitaire ».
- Pour éclairer l’ensemble des acteurs, je souhaite qu’une mission de
réflexion et de préfiguration sur la mise en place de cette école
européenne du jeu vidéo soit confiée à un expert avant l’été. Il devra
remettre ses propositions concrètes au Ministre de l’Education Nationale,
à la Ministre déléguée aux nouvelles technologies et à la ministre
déléguée à l’industrie avant la fin de l’année.
Proposition n° 10 : Création d’un festival européen de la Création
Vidéoludique
L’APOM a enfin proposé que soit organisée une grande manifestation centrée
sur la problématique de la création de jeux vidéo et assortie d’un salon
destiné au grand public.
Je ne peux que vous répondre que j’accueillerais favorablement une
initiative de ce type, qui, de toute évidence, ne peut que résulter d’une
initiative privée.
Je rappelle que Mme Haigneré a souhaité faire une large place au jeu vidéo
dans les animations mises en place à l’occasion de la Fête de l’Internet
en mars dernier, notamment dans le cadre du « concours du jeu logiciel
libre », doté de 30 000 euros de prix.
Voici ce que mon Gouvernement peut faire, dans le prolongement de ce que
j’avais indiqué en novembre dernier, pour apporter son soutien à ce
secteur du jeu vidéo… Il s’agit d’une des facettes d’une politique en
faveur de la société de l’information et de l’innovation qui est un des
axes forts de l’action de mon Gouvernement, et qui mobilise –comme vous
pouvez le constater avec la présence de deux ministres à mes côtés
aujourd’hui – un important travail interministériel…
Au-delà de cet intérêt réaffirmé du Gouvernement, le secteur du jeu vidéo
va par ailleurs bénéficier aujourd’hui, avec l’inauguration du pavillon du
numérique du Futuroscope, d’une formidable vitrine pour illustrer sa force
d’imagination, sa richesse, son sens de l’innovation…
« Chaque homme cache en lui un enfant qui veut jouer », pensait Nietzsche…
J’espère que le pavillon du numérique donnera envie à beaucoup d’entre
nous de renouer, le temps d’une visite, avec l’immense créativité et la
curiosité toujours renouvelée de cet enfant qui, en nous, veut jouer.
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