mardi, 26 décembre 2006

46% des logiciels utilisés en entreprise sont piratés


Baisser ce taux de 10% permettrait de créer 45.000 emplois en France

 

Selon une étude IDC, une baisse raisonnable du taux de piratage des logiciels professionnels serait très profitable à l’ensemble de l’économie européenne et tout particulièrement à l’économie française

Une réduction de 10 points du taux de copie illégale de logiciels d’ici 2006 apporterait :

  En France En Europe Occidentale
Recettes fiscales supplémentaires 6 milliards € 25 milliards €
Nouveaux emplois qualifiés 45 000 200 000
Croissance du secteur informatique 21,7 milliards € Doublement

Paris, le 2 avril 2003 -- Si le taux de copie illégale de logiciels baissait de 10 points d’ici 2006, l’économie de l’Europe occidentale dans son ensemble y gagnerait 100 milliards d’euros de croissance, créerait 200 000 nouveaux emplois et générerait 24,7 milliards d’euros de recettes fiscales supplémentaires. Tels sont les enseignements de la première étude effectuée à l’échelle mondiale sur les conséquences économiques du piratage de logiciels. IDC y révèle que les pouvoirs publics de l’Union européenne pourraient ainsi dégager des milliards d’euros.

Cette étude IDC, réalisée à la demande de BSA, analyse dans 57 pays l’impact de la lutte contre le piratage sur le secteur des technologies de l’information et les avantages économiques que ces pays en tireraient. Les pays étudiés représentent 98 % du marché mondial des technologies de l’information.

Pour l’Europe occidentale comme pour l’ensemble des 57 pays étudiés, nous avons constaté qu’une simple diminution graduelle de 10 points en l’espace de quatre ans aurait des effets considérables. Fait notable, les industries locales y gagneraient plus que les importateurs multinationaux. Ceci tient surtout au fait que les gains iraient en grande partie aux entreprises de services et de distribution locales, et que les éditeurs de logiciels locaux, qui ne peuvent étaler leurs risques sur des régions à taux de piratage plus faible, auraient ainsi les moyens de réinvestir dans leur activité,” indique John Gantz, président et directeur des études d’IDC.

Beth Scott, vice-présidente de BSA pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique souligne pour sa part que « Lorsque la propriété intellectuelle est bien protégée, cela stimule la créativité, ouvrant ainsi de nouvelles opportunités pour les entreprises, les administrations et les salariés. Dès lors que les entrepreneurs locaux ont un moyen légitime pour vendre leurs innovations et tirer profit du fruit de leurs travaux, ils peuvent développer leur entreprise et embaucher plus de personnel. Ce qui à son tour accroît les dépenses effectuées localement et les recettes fiscales. »

Tous les pays de la région auraient beaucoup à gagner d’une baisse des taux de piratage, mais certains plus que d’autres. Les pays où le taux de piratage est le plus bas ou a le plus baissé démontrent déjà l’effet positif qu’une solide protection de la propriété intellectuelle peut avoir sur leur économie. Le Royaume-Uni, par exemple, qui est le pays de cette région où le taux de piratage est le plus faible, enregistre les taux de croissance les plus élevés, ce qui lui a valu de créer près de 200 000 emplois entre 1995 et 2001. Et comme l’industrie des technologies de l’information y est déjà importante, la poursuite de la baisse du piratage se traduit par un maximum de bénéfices en valeur absolue.

Ainsi, la France qui dispose du 3ème secteur informatique d’Europe Occidentale, tirerait profit, plus que tout autre pays de la région, d’une réduction de 10 points de son taux de copie illégale de logiciels en passant de 46 à 36 %. Le secteur des nouvelles technologies créerait près de 45 000 nouveaux emplois, injecterait 21,7 milliards d’euros dans son économie et générerait environ 6 milliards d’euros de recettes fiscales supplémentaires.

« Le taux de copie illégale de logiciels en France s’élève à 46%, c’est-à-dire que près d’un logiciel sur deux est piraté, » ajoute Bertrand Salord, porte-parole de BSA France. « Cette étude montre clairement que tout le monde a avantage à ce que le problème soit traité. Les pouvoirs publics ont marqué leur détermination à faire appliquer les lois sur la propriété intellectuelle. Le CNAC* et le CSPLA**, dont BSA France est membre, travaillent également en ce sens. L’annonce par le Gouvernement d’un projet de loi de lutte contre la contrefaçon constitue à cet égard une nouvelle importante. L’information et la sensibilisation des consommateurs et des entreprises sur leur responsabilité et sur les dommages causés par le piratage aux créateurs et à l’économie en général, apparaissent aujourd’hui comme indispensables, et les éditeurs de logiciels sont prêts à s’associer à toute action allant dans ce sens. »

* Comité National Anti-Contrefaçon dont le Président est Monsieur François d’Aubert
** Conseil Supérieur de la Propriété Littéraire et Artistique


Six conclusions fondamentales de l’étude

1. La croissance du secteur informatique s’accélère avec la baisse du piratage

La croissance du secteur informatique devrait être de 34 % entre 2001 et 2006 ; elle pourrait être, cependant, de 15 points plus forte, soit 49 %, si le piratage baissait de 10 points. Dans près des deux tiers des pays étudiés, la croissance du secteur des nouvelles technologies dépasserait alors 50%.

2. Une croissance du secteur informatique soutenue crée plus d’emplois, de recettes fiscales et de croissance économique

Une baisse de 10 points du taux de piratage dans le monde, qui passerait ainsi de 40 % à 30 % en 4 ans, signifierait :

  • 1,5 million d’emplois,
  • 64 milliards de dollars de recettes fiscales,
  • 400 milliards de dollars de croissance économique supplémentaire.

3. Les économies à fort taux de piratage seraient les premières bénéficiaires

Huit des dix pays où le taux de piratage est le plus élevé figureraient parmi les dix pays où une réduction de 10 points du taux de piratage apporterait les avantages les plus grands.

4. Les pays qui ont déjà diminué leur taux de piratage en constatent les résultats

Les pays qui ont fait des efforts pour limiter la copie illégale de logiciels, comme le Japon, l’Égypte ou le Royaume-Uni, en ont déjà retiré des gains économiques significatifs ou devraient assister à une forte accélération de leur économie informatique.

5. La totalité des régions du monde bénéficieraient d’une baisse du taux de piratage

Par région, ce sont l’Asie-Pacifique, suivie par l’Europe Orientale et l’Europe Occidentale qui devraient tirer les avantages relatifs les plus importants d’une baisse du piratage.

6. Abaisser de 10 points le taux de copie illégale de logiciels est réalisable

Près des deux tiers des 57 pays étudiés ont déjà réduit leur taux piratage d’au moins 10 points depuis 1996.


A propos de BSA

Business Software Alliance est la principale organisation consacrée à la promotion d’un monde numérique légal et sûr. Elle est le porte-parole de l’industrie mondiale du logiciel et de l’Internet auprès des pouvoirs publics et des consommateurs. Ses membres représentent le secteur d’industrie qui connaît la croissance la plus rapide dans le monde. BSA informe les utilisateurs d’ordinateurs sur le droit de la propriété intellectuelle applicable au logiciel ainsi que sur la cyber-sécurité, soutient les politiques publiques favorables à l’innovation et au développement du marché et lutte contre le piratage de logiciels.

En France, BSA regroupe les éditeurs français et internationaux suivants : 4D, Adobe, Apple, Autodesk, Avid, Bentley Systems, Istria Finance & Technology, Macromedia, Microsoft, Progress Software, Realviz, Staff & Line, Symantec.

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