Pour la première fois dans l’histoire d’EUREKA, la présidence sera assurée par un industriel, Jean-Paul Jacamon, ancien vice-président de Schneider Electric. Fruit d'une initiative franco-allemande, créée il y a bientôt vingt ans pour stimuler la coopération entre les industriels européens, l'initiative EUREKA est à l'origine de succès reconnus dans bien des domaines. Le renouveau de l'industrie de la microélectronique européenne, mais aussi l'implication de plus en plus importante des Pme dans des projets innovants visant des marchés internationaux, sont à porter au crédit d'EUREKA. L'idée qui a sous-tendu la création d'EUREKA, est que l'Europe dispose d'un potentiel de Recherche et Développement (R&D) comparable, tant en volume qu'en qualité, à celui de ses grands concurrents mondiaux, mais se montre moins efficace pour transférer les résultats de ses recherches vers l'industrie. Cette idée reste d'actualité malgré les indéniables progrès déjà accomplis. L'objectif fondamental d’EUREKA d'améliorer la compétitivité européenne par des coopérations technologiques proches du marché est aujourd’hui autant valable qu'à ses origines. Le contexte économique et politique, notamment avec l'ouverture vers les pays de l’Est, ainsi que les motivations des différents acteurs européens, ont beaucoup évolué. Créée en 1985 entre 17 pays et l’Union européenne, l'initiative EUREKA compte désormais 34 membres. Cet élargissement, source d’un grand enrichissement, a engendré également une hétérogénéité plus grande du portefeuille des projets labellisés, ainsi que des contraintes de gestion. C'est dans ce contexte que la France a pris la présidence de l'initiative ce 26 juin.
Principaux axes du programme de la présidence française Le programme de la présidence française, élaboré en étroite concertation avec ses partenaires européens, s’inscrit dans la continuité des efforts de la présidence danoise et intègre de nouvelles ambitions en association avec la prochaine présidence néerlandaise. Le positionnement d'EUREKA au sein de l'Espace Européen de la Recherche (EER) proposé par le Commissaire Busquin, avec la mise en place de liens concrets avec la Commission européenne, constituera l'un des objectifs majeurs de la présidence. La coordination des projets stratégiques EUREKA avec le programme cadre de R&D représente un des axes de travail dans cette perspective. L'intégration d'EUREKA au sein de l’EER s'accompagnera d'un renforcement des liens entre les milieux de la recherche, de l'industrie et de la finance, avec un effort marqué pour intéresser plus efficacement les investisseurs privés aux projets EUREKA. La qualité des coopérations labellisées, ainsi que la mise en oeuvre de modes de gestion mieux adaptés à la dimension actuelle du réseau, sont également au nombre des objectifs que la présidence française s'est fixés.
EUREKA 2002/2003 – Les chiffres clés Les « Clusters » du domaine des TIC
Les 4 projets stratégiques dans les TIC, aussi appelés « clusters » ont généré 14 nouvelles coopérations au cours de la présidence danoise qui viennent s’ajouter aux 167 nouveaux projets. Ces coopérations, identifiées sous le vocable de sous-projets des « clusters », sont sélectionnées par un groupe d’industriels qui en assurent la gestion, en concertation avec les administrations concernées, lesquelles apportent leur soutien financier et administratif.
(*) Projets achevés, en cours d'éxécution ou en attente de financement (3 projets ont été labellisés par Medea+, 5 par Eurimus, et 12 par Pidea, mais n'ont pas encore démarré). La France, l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Italie et la Belgique contribuent à plus de 85% des montants engagés dans ces projets. Il faut cependant noter la montée en puissance de divers pays membres et notamment de l’Espagne et du Portugal.
* Nombre de participations dans les
sous-projets lancés sous présidence danoise
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