mardi, 26 décembre 2006

Les Français et leur mobile

Sondage IFOP pour Orange

 

 

Un Français sur deux souhaite (50%) en savoir plus sur les fonctionnalités de son mobile.

Le téléphone mobile est l’objet (juste après ses clés) dont on vérifie la présence sur soi avant de quitter son domicile.

A la question "souhaitez-vous en savoir plus sur les fonctionnalités offertes par votre mobiles ?", 50% ont répondu oui. Parmi ceux qui le souhaitent, on remarque que ce sont les populations les plus aguerries qui déclarent souhaiter en savoir plus :

  • Les 15-24 ans sont 60% (versus 50% au global) à souhaiter en savoir plus
  • Les consommateurs de plus de 5 heures de communication sont eux 56% à vouloir en savoir plus.

On distingue bien là des modes de consommations très différents. Les utilisateurs importants sont plus demandeurs, ils utilisent et souhaitent utiliser de façon plus experte leurs téléphones, alors que les utilisateurs plus classiques se contentent le plus souvent d’une utilisation "basique" du téléphone et sont moins demandeurs d’informations supplémentaires.

L’acquisition d’un nouveau téléphone mobile entraîne une phase d’apprentissage qui est appréhendée de façon très différente selon les publics.

Au global 38% des répondants commencent par découvrir leur téléphone tout seul avant de se reporter si nécessaire à la notice. Ce sont principalement les plus jeunes (58% de 15-24 ans versus 38% au global) et les gros utilisateurs (3 heures et plus).

33% lisent la notice pour la mise en route de leur téléphone puis la consultent parfois sur des points précis. Ce comportement est plus sensiblement celui adopté par les plus de 35 ans (39% versus 33% au global) et par les plus petits consommateurs (moins d’une heure qui sont 37% dans ce cas), il concerne aussi davantage les abonnés d’Orange (37%).

Autre possibilité d’aborder le téléphone, 24% lisent attentivement la notice et suivent les étapes indiquées, ce sont en priorité les plus de 35 ans (32%) et plus encore les plus de 50 ans qui procèdent ainsi (36% pour les 50-64 ans et 39% pour les 65 ans et plus).

Enfin 4% déclarent être des experts et ne pas avoir besoin de la notice, ce sont les 15-24 ans qui constituent l’essentiel de cette population (11% versus 4% au global).

L’appropriation du mobile se fait globalement de façon empirique, la notice intervient principalement comme support en cas de difficulté, seul un quart de l’échantillon se livre à une lecture attentive.

Le choix d’un téléphone mobile répond à des critères très rationnels :

Le premier critère de choix est "le prix" (33% cité en premier et 70% au total des citations) suivi de très près par la "facilité d’utilisation" (26% cité en premier et 66% au total des citations). Viennent ensuite "l’autonomie de la batterie" (13% cité en premier et 46% au total des citations), "la taille et le poids" (12% cité en premier et 41% au total des citations) puis "la forme, les couleurs, le design" (7% cité en premier et 31% au total des citations), "la réputation de la marque" (6% cité en premier et 26% au total des citations) et enfin le fait "qu’il soit très moderne, qu’il contienne les dernières fonctionnalités" (3% cité en premier et 16% au total des citations).

On le voit, la plus-value technologique n’est pas un critère important dans le choix d’un téléphone mobile ; les acheteurs (dont on a vu qu’ils conservaient leur téléphone plusieurs années) sont principalement sensibles à l’aspect financier et à la praticité globale du téléphone : facile à utiliser, avec une bonne autonomie et ni trop lourd, ni trop gros. On est là dans un mode de consommation qui n’est ni impulsif, ni un achat-plaisir ou image.

Les 15-24 ans se distinguent légèrement sur trois points, ils sont :

  • Plus sensible au prix en premier critère (40% versus 33% en premier).
  • Plus sensible au design (18% versus 7% en premier et 62% versus 50% au global), le portable étant pour eux un accessoire d’image.
  • Moins sensibles à la facilité d’utilisation (39% versus 66% au global), c’est un outil de leur génération.

D’autres distinctions s’opèrent, ainsi les gros consommateurs (cinq heures et plus) sont moins sensibles au prix (19% en premier versus 33%) mais en revanche insistent sur l’autonomie de la batterie (20% en premier versus 13%).

 

Les pratiques et usages des possesseurs de téléphones portables

Une heure ou moins, c’est le temps que la moitié (50%) de l’échantillon déclare téléphoner par mois. Ils sont aussi 23% à déclarer téléphoner deux heures par mois et 24% trois heures et plus. Les 15-24 ans sont les plus gros consommateurs, ils ne sont que 20% seulement à déclarer appeler moins d’une heure mais 34% à appeler plus de trois heures versus 24% au global.

Au-delà de l’appel, le SMS est aussi une pratique de plus en plus répandue. Si 48% des répondants n’envoient aucun SMS, ils sont 17% à envoyer de 1 à 5 SMS par mois et fait notable 13% à en envoyer 31 et plus. Ces "heavy consumers" de SMS sont principalement les 15-24 ans qui déclarent à 54% (versus 13% au global et surtout chez les 25-34 ans (5%)) envoyer plus de 31 SMS par mois.

Autre caractéristique des "heavy consumers" de SMS, ils ont davantage l’intention de changer de mobile au cours des 12 prochains mois (25% versus 10%).

L’usage du téléphone vu au travers des phrases les plus fréquemment utilisées révèle la nature même de l’outil.

Un outil de mobilité et de confort, qui permet de réduire l’incertitude en maintenant le contact avec son interlocuteur :

  • "T’es où ?", 22% en premier et 37% des citations au global
  • "T’inquiètes pas j’arrive", 12% en premier et 22% des citations au global
  • "Tu fais quoi ?", 10% en premier et 26% des citations au global
  • "Je pars maintenant", 7% en premier et 14% des citations au global
  • "Tu rentres quand ?", 7% en premier et 17% des citations au global

Mais aussi :

  • Un outil dont on perçoit cependant parfois le caractère potentiellement intrusif : "Je ne te dérange pas", 18% en premier et 27% des citations au global indique qu’appeler sur un portable c’est aussi pour les répondants potentiellement déranger la personne.

"Tu m’aimes ?" et "Et si on se faisait un resto ce soir ?" ne sont cités que par 3% des répondants en premier et 7% au global.

Le téléphone est bien un outil de rapprochement qui donne aux répondants le moyen de savoir, de suivre leurs proches et ainsi d’évoluer dans un confort dénué de stress.

Parmi les différentes phrases proposées aux répondants, les phrases "Tu fais quoi ?" (21% versus 10% au global) et "T’es où ?" (36% versus 22% au global) sont les plus utilisées par les jeunes alors que leurs aînés sont plus nombreux à dire "T’inquiète pas j’arrive" (15% pour les 35 ans et plus versus 12% au global).

Le fait de pouvoir communiquer en toutes circonstances et à tout moment constitue l’utilisation principale du portable pour 43% des répondants et 67% des 15-24 ans, mais c’est aussi un moyen d’appeler en cas d’urgence pour 25% de l’échantillon.

D’autres profils d’utilisateurs se dégagent à égalité à hauteur de 16%, ceux qui souhaitent "communiquer lorsqu’ils sont en dehors de leur domicile ou de leur lieu de travail", population qui concentre son usage sur les situations de mobilité, et ceux qui souhaite juste "être joignable en cas d’urgence uniquement, et qui ne l’utilise eux-même quasiment jamais".

Pour 80% des répondants, le téléphone mobile est avant tout un outil de "communication plutôt pratique". Cette tendance confirme le nature du mobile dont l’utilité est liée avant tout à l’idée de communication, de rapport avec l’autre.

14% de l’échantillon déclare que c’est "un outil dont ils ne peuvent plus se passer", c’est principalement le cas des 15-24 ans (20%) et des personnes téléphonant cinq heures et plus (41%).

Pratique donc indispensable, ainsi le téléphone mobile est le second objet (17%), après les clés de maison (61%), dont on vérifie la présence sur soi avant de quitter son domicile le matin. Cette tendance touche plus particulièrement les gros consommateurs (cinq heures et plus) qui sont 29% (versus 17% au global) à vérifier automatiquement et prioritairement sa présence avant de sortir de chez eux.

 

Rappel méthodologie

Cette étude a été réalisée par l'Ifop pour Orange, sur la base d’un échantillon de 1006 personnes, représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus, dont un sous-échantillon de 661 personnes équipées en téléphone mobile. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de famille) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont eu lieu par téléphone au domicile des personnes interrogées, du 24 au 27 octobre 2003.

Orange regroupe toutes les activités de téléphonie mobile du groupe France Télécom. Orange est leader en France avec 49% de part de marché et 19,6 millions de clients au 30 septembre 2003.

 

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