mardi, 26 décembre 2006

Ubisoft publie ses résultats semestriels (S1 - 2003/2004)

 

Résultats du premier semestre 2003-2004 : en nette progression
Objectifs annuels confirmés

  • Chiffre d’affaires: 128.8 millions d’euros, +66.9% (à taux de change constants).
     
  • Taux de marge brute : 60.8% en hausse de 15 points grâce à une amélioration du mix produit concentré sur des titres à fort potentiel et sur les consoles 128 bits.
     
  • Résultat d’exploitation
    • en normes comptables françaises : -50.6 millions d’euros contre -54.6 millions d’euros
    • en pro forma : –46.8 millions d’euros contre -70.9 millions d’euros.
       
  • Résultat net
    • en normes comptables françaises : -31.6 millions d’euros contre -52.5 millions d’euros
    • en pro forma : -29.1 millions d’euros contre -63 millions d’euros

    Ce résultat net s’entend avant amortissement des écarts d’acquisition et inclut 9.5 millions d’euros de gains exceptionnels
     

  • L’endettement net ressort à 165.8 millions d’euros, en baisse de 26% par rapport au 30 septembre 2002 grâce notamment à une réduction très significative du besoin en fond de roulement de 34 millions d’euros par rapport au 30 septembre 2002.
     
  • Des perspectives soutenues : un troisième trimestre moins fort qu’anticipé compensé par un quatrième trimestre très puissant
     
    • Chiffre d’affaires troisième trimestre 2003-2004 compris entre 220 et 240 millions d’euros lié à :
      • Des lancements de produits majeurs tels que Tom Clancy’s Rainbow Six3, Prince of Persia The Sands of Time, XIII
      • Une Révision à la baisse de la croissance du marché en 2003 (6-8% contre 10-15%) du fait de la faible baisse du prix des consoles
      • Une concurrence forte des marques installées
      • Des achats plus orientés vers des univers réalistes dans les genres action/shoot et sport
         
    • Quatrième trimestre très puissant avec les lancements majeurs de Far Cry, Splinter Cell Pandorra Tomorrow, Tom Clancy’s Ghost Recon Jungle Storm, positionnés sur les segments les plus porteurs.
       
    • Chiffre d’affaires annuel : + 17 à 22% à taux de change constants.
       
    • Résultat d’exploitation : 42 à 48 millions d’euros en normes comptables françaises et 45 à 51 millions d’euros en pro forma.
       
    • Résultat net hors éléments exceptionnels (avant amortissement des écarts d’acquisition): 19 à 23 millions d’euros en normes comptables françaises et 21 à 25 millions d’euros en pro forma.
       
    • Flux net de trésorerie disponible hors acquisition : + 40 à 50 millions d’euros.

« Les résultats de notre premier semestre sont très satisfaisants car ils témoignent du succès de notre stratégie de développement interne centrée sur des jeux à fort potentiel. Le troisième trimestre est moins fort qu’anticipé : les nouvelles marques que nous avons lancé ayant connu un démarrage modéré. Toutefois ces produits connaissent actuellement une montée en puissance très prometteuse. Notre quatrième trimestre s’annonce également très puissant avec les lancements de marques installées et reconnues telles que Tom Clancy’s Ghost Recon : Jungle Storm, Tom Clancy’s Rainbow Six3, Splinter Cell Pandorra Tomorrow et une nouvelle licence : Far Cry. L’ensemble de ces titres est positionné sur l’un des segments les plus porteurs aujourd’hui. Ainsi, nous confirmons nos objectifs annuels» a déclaré Yves Guillemot, Président d’Ubi Soft Entertainment.

 

Principaux éléments du compte de résultat

En millions d’euros normes comptables françaises  pro forma
Au 30 septembre 2002/2003 2003/2004 2002/2003 2003/2004
Chiffre d’affaires  83.6 128.8 83.6 128.8
Marge brute  38.1 78.3 38.1 78.3
Résultat d’exploitation -54.7 -50.6 -70.9 -46.8
Résultat financier  -9.0 -4.1 -9.0 -4.1
Résultat exceptionnel -1.1 9.5 -0.4 9.5
Résultat net (avant amort. de survaleurs et des fonds de commerce) -52.5 -31.6 -63 -29.3
Résultat net (après amort. de survaleurs et des fonds de commerce) -55.2 -34.4 -65.4 -32.1

 

Résultats 2003-2004 : en nette progression

En ligne avec ses objectifs semestriels, Ubisoft a nettement amélioré son chiffre d’affaires, sa marge brute et son résultat net.

La croissance de chiffres d’affaire de +66.9% (à taux de change constants) traduit le succès de titres majeurs comme Tom Clancy’s Splinter Cell sur Playstation2 et Tom Clancy’s Ghost Recon : Island Thunder sur Xbox

Ces succès ont permis de réaliser une hausse de 15 points du taux de marge brute. Elle représente 60.8% du chiffre d’affaires (contre 45.5% sur le premier semestre 2002-2003).

L’impact sur le résultat d’exploitation est également très favorable :

  • En normes comptables françaises, le résultat d’exploitation ressort à -50.6 millions d’euros contre 54,7 millions sur l’année précédente, l’accroissement de la marge brute étant partiellement compensée par une augmentation de 19.7 millions des charges d’amortissements des jeux internes et de 4 millions des dépenses marketing.
     
  • En pro forma, où les dépenses des studios internes sont passées directement en charges et les amortissements correspondant éliminés, le résultat d’exploitation est en nette amélioration à –46.8 millions d’euros (contre -70.9 millions d’euros en 2002-2003) et ce, grâce au contrôle des dépenses des studios internes qui s’élèvent à 34.7 millions d’euros.

Le résultat financier se compose notamment de :

  • 5.9 millions d’euros de frais financiers;
  • 0.5 million d’euros de gains de change ;
  • 1.6 million d’euros d’amortissement d’acquisition
  • 2.9 millions d’euros de gain sur le rachat d’OCEANE 2006 (200 000 titres rachetés à 33 euros au cours du premier trimestre 2003-2004) ;

Le résultat exceptionnel provient essentiellement d’un gain de 9.5 millions d’euros réalisé sur l’autocontrôle.

Avant amortissement des écarts d’acquisition (2.8 millions d’euros), le résultat net ressort à -31.6 millions d’euros en normes comptables françaises (contre -52.5 MEUR en 2002-2003) et à -29.1 millions d’euros en pro forma (contre -63 millions d’euros en 2002-2003).

 

Situation financière renforcée

Sur le semestre, Ubisoft a généré 11.8 millions d’euros de flux net de trésorerie disponible positif hors acquisition notamment grâce à une baisse significative du besoin en fonds de roulement. Ainsi, l’endettement net s’établit à 165.8 millions d’euros. Il représente 62% des fonds propres au 30 septembre 2003 contre 90% au 30 septembre 2002.

 

Objectifs annuels confirmés

Les produits à fort potentiel lancés au troisième trimestre 2003-2004 ont connu un accueil très positif de la presse spécialisée : Tom Clancy’s Rainbow Six3 a une note moyenne de 89.6%* et Prince of Persia : The Sands of Time a obtenu 93.8%*. Le démarrage des nouvelles marques a été toutefois modéré du fait d’une concurrence accrue des produits à fortes licences déjà reconnues. De plus, les achats de fin d’année se sont plus orientés vers des univers réalistes, dans les genres action/shoot et sport. Enfin, le choix stratégique des constructeurs de consoles de ne pas baisser le prix de leurs produits a décalé une partie des ventes de consoles sur 2004 ; ce qui a engendré une révision de la croissance attendue du marché du logiciel de jeu à 6-8% contre 10-15% auparavant. Dans ce contexte, Ubisoft prévoit un chiffre d‘affaires compris entre 220 et 240 millions d’euros (+17% à 28%).

Sur le quatrième trimestre 2003/2004 (janvier-mars 2004), quatre produits sont particulièrement attendus par les joueurs : Tom Clancy’s Ghost Recon : Jungle Storm déclinera les succès X-Box et PC sur Playstation 2. Tom Clancy’s Rainbow Six3 est déjà un grand succès sur X-Box. Far Cry PC sera une révolution de part son décor et son gameplay. Enfin, le second épisode, Tom Clancy’s Splinter Cell : Pandora Tomorrow, probablement l’un des jeux les plus attendus du début de l’année, sortira sur toutes les plates-formes en mars 2004. Il capitalisera sur la marque et la notoriété du premier épisode (5 millions d’unités vendues au 30/09/2003). Ubisoft en attends des ventes supérieures au premier opus.

Notes : Le Flux net de trésorerie disponible est défini comme le flux net de trésorerie provenant des opérations d'exploitation diminué des investissements relatifs au cycle d'exploitation (à l'exclusion des investissements financiers et de ceux relatifs à la croissance externe).

* source : gamerankings.com – sur consoles 128 bits

 

[Ubisoft]