Le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a décidé la création d’une « école nationale des médias interactifs », après avoir reçu aujourd’hui le rapport du Professeur Michel Averous, Président honoraire de l’Université Montpellier 2. Le Premier ministre avait, le 23 juillet dernier, confié une mission de réflexion sur ce projet à Michel Averous en réponse à l’une des « dix propositions pour dynamiser le secteur du jeu vidéo en France » adressées en avril 2003 au Gouvernement par l’Association des Producteurs d'Oeuvres Multimédia (APOM) et le Syndicat des Editeurs de Logiciels de Loisirs (SELL). Prenant acte du souhait des acteurs du secteur du jeu vidéo que cette école soit créée à Angoulême et constatant que l’étude réalisée par Michel Averous confirme la pertinence de ce projet pédagogique et de ce site d’implantation, le Premier ministre a, en concertation avec le ministre de la Jeunesse, de l’Education Nationale et de la Recherche, accueilli favorablement les conclusions du rapport de Michel Averous et décidé de lancer officiellement le processus de création de « l’école nationale des médias interactifs ». Dans cette optique, Luc Ferry a confié au Professeur Alain Tranoy, Président honoraire de l’Université de Poitiers, la mission de procéder aux diverses démarches administratives qui doivent permettre à l’école d’être en ordre de marche dès septembre 2005. Le Premier ministre a rappelé que cette décision faisait suite à de nombreuses actions lancées par le gouvernement depuis avril 2002 afin de dynamiser le secteur du jeu vidéo en France : financement réservé au jeu vidéo dans le Fonds d’Aide à l’Edition Multimédia (FAEM) porté à 4 millions d’euros en 2003 (23 studios de production ayant d’ores et déjà bénéficié d’une aide totale de 3,6 millions d’euros sous forme d’avances remboursables), éligibilité des entreprises du secteur aux dispositions du « Plan Innovation » acquise, ouverture des appels d’offre du Réseau pour l’Innovation dans l’Audiovisuel et le Multimédia (RIAM) au jeu vidéo, etc.
Synthèse du rapport remis au Premier Ministre La pertinence de la création d’une école à Angoulême : l’analyse de l’environnement existant à Angoulême et dans la Région Poitou-Charentes, aussi bien en ce qui concerne le jeu vidéo que le cinéma et la bande dessinée, conduit le Professeur Averous à conclure que « tous les ingrédients sont réunis sur ce site, au sein du Pôle Image, pour implanter une école des médias interactifs à vocation nationale et internationale, conjuguant la recherche, la formation et le transfert de technologie ». Une école autonome, rattachée à l’Université de Poitiers: le Professeur Averous suggère que cette école soit rattachée à l’Université de Poitiers, tout en bénéficiant d’une réelle autonomie dans ses choix pédagogiques et budgétaires. Afin d’associer au fonctionnement de l’école les entreprises du secteur, plusieurs de leurs représentants siégeraient à son conseil d’administration, aux côtés des diverses structures portant le projet. Une école d’ingénieurs au contenu pédagogique diversifié, qui assurera une vraie formation au management : il s’agit à la fois de former des experts de haut niveau des aspect techniques et artistiques du jeu vidéo, mais également de former des chefs de projet et des managers en phase avec les besoins de l’industrie du jeu vidéo. Pour répondre à ces ambitions, le Professeur Averous suggère que cette école puisse bénéficier du statut d’école d’ingénieurs. L’école serait par ailleurs amenée à s’appuyer sur une mise en réseau des formations existantes, et à développer notamment des liens avec les formations dispensées à Valenciennes. Une première promotion en septembre 2005, précédée d’une prérentrée dès septembre 2004 : le Professeur Averous estime que l’école pourrait présélectionner ses premiers étudiants dès septembre 2004, en s’appuyant pendant une phase transitoire d’un an sur le Master jeu vidéo et médias interactifs en cours de création à Angoulême. Pleinement mise en place en septembre 2005, l’école pourrait commencer à former à cette date sa première promotion d’ingénieurs, sous réserve qu’elle ait obtenu l’habilitation de la Commission du Titre d’Ingénieurs en juin 2004.
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