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Attractivité du site France, « Le paradoxe français
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Ernst & Young présente les résultats de son baromètre annuel
Attractivité du site France, intitulé cette année « Le paradoxe français
», ainsi que la première étude sur l'attractivité européenne comparée aux
autres zones économiques mondiales.
Pour la quatrième année consécutive, Ernst & Young a interrogé les
décideurs internationaux sur leurs projets d'implantations et
d'investissements ainsi que sur leurs perceptions et attentes en ce qui
concerne la France. Parallèlement, une deuxième étude dédiée à
l'attractivité de l'Europe, comparée à celle des autres zones économiques
mondiales (USA, Asie...) a été conduite auprès de 513 dirigeants de
sociétés internationales.
Les grandes tendances du Baromètre Attractivité du site France 2004
- La France et le Royaume-Uni premiers bénéficiaires des
investissements étrangers en Europe sur l'année 2003.
Le Royaume-Uni et la France arrivent en tête des implantations
internationales avec respectivement 453 et 313 implantations, soit une
augmentation de 23% et 24 % par rapport à 2002. Paradoxalement, cette
hausse des investissements étrangers en France est en décalage avec la
détérioration de son « crédit image » face à ses concurrents européens.
- Une perception en décalage avec la réalité des investissements
Si le site France figure en bonne position pour 12 des 18 critères
liés aux choix d'implantation, ces mêmes dirigeants donnent leur
préférence à l'Allemagne et au RoyaumeUni. Alors qu'en 2003 le site
France arrivait en tête sur sept critères, en 2004 les répondants ne le
citent en première position que pour quatre d'entre eux : la qualité de
la vie, les infrastructures de télécommunication, la disponibilité et le
prix des terrains et enfin l'aide des pouvoirs publics. Sur les 14
autres critères déterminants pour le choix des implantations, le site
France est régulièrement distancé par ses concurrents européens directs
(Allemagne et le Royaume-Uni)
- La France en léger progrès sur ses points faibles, le domaine
financier et fiscal...
Si la France conserve un défaut d'attractivité sur les coûts
salariaux, la fiscalité ou encore sur la flexibilité du droit du
travail, la perception des dirigeants est moins sévère que les années
précédentes (à titre d'exemple 61% des répondants se disent insatisfaits
quant au niveau des charges fiscales contre 75% en 2003). Cependant, la
France reste sur ces points bien en retard face à son concurrent
britannique.
- ...mais distancée par ses concurrents européens sur certains
points forts historiques
Les principaux atouts traditionnels du site France tels que
l'attrait du marché intérieur ou encore l'équipement du territoire
restent appréciés, mais connaissent une diminution sensible du taux
moyen de satisfaction ( 76,5% en 2004 contre 87% en 2003 ). Sur ce point
particulier, la France est talonnée ou dépassée par l'Allemagne sur
plusieurs critères opérationnels (ex qualité des infrastructures de
transport, de logistique et de télécommunication, qualification de la
main d'oeuvre...).
- L'avenir et les axes d'amélioration de l'attractivité du site
France.
39% ( 35% en 2003 ) des décideurs restent confiants et parient sur
une amélioration de l'attractivité du site France dans les trois
prochaines années bien qu'ils restent prudents sur les éventuelles
décisions d'implantations. A l'opposé, 23% d'entre eux ont un avis
mitigé sur le sujet ( 21% en 2003 ) et une proportion importante ( 36%)
envisage une relocalisation de tout ou partie de leurs activités,
probablement en direction de l'Europe centrale ou orientale.
La majorité des investisseurs internationaux (56%) sont convaincus que
la stratégie d'amélioration de l'attractivité française doit s'appuyer
sur le renforcement de ses pôles d'excellence. Les décideurs souhaitent
voir l'accent mis sur les secteurs d'avenir tels que l'énergie et
l'environnement, les télécoms et les services. Les décideurs appellent
de leurs voeux une politique en faveur de la recherche et de
l'innovation mêlant financement public et soutien de la sphère privée.
Attractivité de l'Europe : le pari de la diversité
L'Europe est la première zone du monde en termes d'attractivité pour
les investisseurs. C'est sans doute grâce à la diversité géographique,
fiscale et sociale des différents pays la composant que l'Europe arrive en
tête et ce de façon notable. Dans un environnement économique toujours
plus complexe, les stratégies d'implantation sont aujourd'hui plus
fortement déterminées par ce qu'apportent les pays en termes de
transparence, la stabilité économique et politique des pays, la qualité
des infrastructures et les critères financiers (les diminutions de coûts
par exemple)
Si l'on peut se féliciter pour l'Europe de ces résultats, quelles
réalités recouvrent ces chiffres ?
-
L'Europe de l'Ouest est perçue par 68% des décideurs
comme la zone mondiale la plus attractive.
-
L'Europe de l'Est continue à attirer les implantations
de manière significative et exponentielle, ce qui se vérifie avec
l'opinion des dirigeants qui, à 57%, pensent que l'attractivité de ces
pays devrait se poursuivre davantage au cours des trois prochaines
années.
-
La France, sans être distancée passe cependant derrière
l'Allemagne sur des critères où traditionnellement elle était leader
(qualification de la main d'oeuvre, recherche et développement,
infrastructures) ; au deuxième rang pour le nombre réel d'implantations,
le site France rétrograde par contre en terme d'image à la troisième
marche du podium dans ce classement concurrentiel de l'attractivité
européenne, derrière le Royaume-Uni et l'Allemagne.
-
La Russie enfin se révèle être la « star » émergente de
la zone est-européenne en 2003 en croissance régulière depuis 1999, elle
affiche en 2003 un nombre réel d'implantations internationales en
dépassant la barre des cent investissements (soit quatre fois plus qu'en
1999).
Cette étude met en lumière des axes majeurs de réflexion pour
l'avenir
- L'image et la perception des différents pays par les décideurs
influenceront-elles de manière significative leurs futurs choix
d'implantations ?
- Comment l'Europe pourra t-elle préserver sa diversité tout en
conduisant ses différents projets d'harmonisation ?
- Le temps est-il venu pour l'élaboration d'une politique
d'attractivité coordonnée et commune ?
Méthodologie
Le Baromètre Attractivité du site France 2004 repose sur le croisement
de deux catégories de données, d'une part des données quantitatives,
fournies par la base de données Ernst & Young « European Investment
Monitor » qui recense les annonces d'implantations internationales en
Europe, d'autre part des données qualitatives, reflets de la perception de
201 dirigeants d'entreprises internationales de toutes tailles, interrogés
du 23 février au 31 mars 2004 par l'institut CSA.
Sur les aspects qualitatifs, le Baromètre se réfère également aux
résultats significatifs de l'étude « European Attractiveness » conduite en
parallèle, qui recueille la perception de 513 décideurs internationaux sur
les critères qui emportent la décision dans le choix des sites
d'implantation internationale des entreprises.
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