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Agence Française pour le Jeu Vidéo

mardi, 26 décembre 2006

Visite chez White Birds Productions (par Gamatomic)

 

 

Le studio White Birds Productions a été fondé il y a moins d’un an autour d’une équipe, qui pour la plupart de ses membres a travaillé avec la complicité de Benoît Sokal depuis 98 sur L'Amerzone et les deux Syberia.

Cette démarche a amené à la création d’un studio de développement indépendant, à taille humaine : White Birds Productions, qui œuvre en ce moment sur Lost Paradise.
  • Michel Bams, responsable marketing, est chargé de trouver les éditeurs des jeux développés par le studio, puis d’assurer le suivi du pré-lancement du jeu avec l’éditeur. Il occupe ce poste depuis 1992, chez Sega, puis chez Microïds, où il rencontre Benoît Sokal. Son jeu favori reste The legend of Zelda : Ocarina of Time, sur N64.
     
  • Benoît Sokal, auteur de BD (Sanguine, Silence on tue, Le viel homme qui n’écrivait plus), scénariste et directeur artistique, supervise le développement de Lost Paradise. A terme, il envisage de réaliser en BD les jeux qu’il va sortir, non pas en simple adaptation mais en complément ou avec une idée originale.
   

White Birds n’a pas encore un an ; pouvez-vous présenter ce studio ?

Michel : White Birds, c’est une dizaine de personnes qui occupent les postes clés de la chaîne de production d’un jeu. Si le studio n’emploie pas 35 personnes comme il est nécessaire pour la complète élaboration d’un jeu, c’est pour pouvoir vivre à son rythme et surtout se concentrer sur les projets qui nous tiennent à cœur. Un studio de 35 personnes doit fournir du travail pour chacune d’elle en permanence, ce qui implique qu’il faut enchaîner les jeux. White Birds ne veut pas devenir ce genre de studio, à la limite du studio-éditeur, mais veut se distinguer comme étant un label de jeux d’aventure.

Ce ne sont tout de même pas uniquement ces dix personnes qui vont faire le jeu ?

Michel : Non, chacun occupe un poste de lead : lead artist, lead developer, game designer… Le reste est sous-traité dans des studios européens. C’est actuellement la meilleure solution ; faire l’inverse serait fatal pour le studio. C’est d’ailleurs ce qui a tué les studios français ces cinq dernières années.

C'est-à-dire ?

Michel : Le marché du jeu vidéo a été surcapitalisé. L’engouement a été énorme au niveau boursier. Du coup, avec l’éclatement de la bulle Internet, tout s’est effondré.

Comment voyez-vous l’avenir des studios français ?

Michel : La France et l’Europe vont mettre en place un système d’aides et de subventions, comme pour le cinéma. Ces aides permettront aux studios français d’affronter le marché mondial. Le jeu vidéo est enfin devenu une industrie de bien culturel. La sous-traitance dans les pays asiatiques à la Nike n’est pas la solution. Il faut continuer à préserver les studios français et européens, les jeux doivent être faits ici.

 

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