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mardi, 26 décembre 2006

Investir

Investir : Jeux vidéo, entre cible et prédateurs

Source : Investir.fr - Denis Lantoine

 

 

La pompe serait-elle amorcée ? Coup sur coup, les grands du secteur de la communication et des médias viennent d'annoncer des acquisitions, stratégiques ou de plus grande envergure, dans le secteur des jeux vidéo. La semaine dernière, c'est Time Warner qui pris le contrôle du développeur et éditeur de jeux Monolith, plus particulièrement spécialisé sur le créneau des produits d'action et en ligne. Le studio va notamment prendre en charge le développement de la version on-line de " Matrix ", attendu fin 2004. Cette semaine, Viacom annonce pour sa part qu'il pourrait se porter acquéreur de Midway Games. Bien que controversée (Viacom pourrait en fait racheter à son propre président cet éditeur, acquis à bien moindre coût au cours des derniers mois), cette affaire démontre l'intérêt grandissant des multinationales du secteur pour l'univers des jeux vidéo. Il faut dire que ce segment, qui vivait auparavant en quasi autarcie, est progressivement devenu un débouché naturel des grandes productions cinématographiques, leur permettant de trouver de manière presque systématique de nouvelles déclinaisons par le biais d'un jeu vidéo (" Spider-man ", " Matrix "...).

Il faut dire aussi que les conditions de marché prêtent à réaliser des acquisitions " discount ". La plupart des acteurs du secteur connaissent une passe bien difficile. En témoignent les difficultés de notre champion national, Infogrames, pris à la gorge par un lourd endettement financier et pour lequel un certain nombre d'analystes émettent des doutes sur le catalogue de jeux à venir, en particulier pour la période phare de Noël. Il ne s'agit pas d'un cas esseulé. Aux Etats-Unis, Take-Two Interactive a récemment déçu, avec une perte au premier trimestre, liée à des retards dans la sortie d'un nouveau jeu, de ventes décevantes de son catalogue, et du départ de son fondateur. Midway, pour sa part, est en perte depuis 1999, avec un déficit cumulé de plus de 300 millions de dollars. On évitera de parler, pour en revenir à nos acteurs français, du dépôt de bilan de Titus Interactive...

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