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mardi, 26 décembre 2006 - Retour au sommaire

BSA Business Software Alliance

BSA alerte les internautes sur les arnaques aux logiciels proposés par spam

 

 

BSA France, l’association des éditeurs de logiciels professionnels, alerte contre la recrudescence du spam1 proposant des logiciels à prix cassés et révèle les résultats d’une étude de Forrester Data sur les attitudes des consommateurs face à ce phénomène

 

Les offres commerciales « alléchantes » diffusées par courrier électronique non sollicité (spam) font souvent croire à des offres légitimes. Après les médicaments, ce sont les offres concernant les logiciels informatiques qui se multiplient de manière inquiétante.

Attirés par des prix ne dépassant pas quelques dizaines d’euros ou de dollars, les consommateurs pensent bénéficier de « super » promotions alors qu’ils sont, en réalité, victimes d’une arnaque. En effet, contrairement à ce qu’elles peuvent prétendre, ces offres de logiciels à prix cassés sont frauduleuses et ce sont des produits piratés et contrefaits qui sont ainsi vendus à l’insu des consommateurs.

Le phénomène est d’autant plus inquiétant que ces offres ont l’apparence de la légitimité. Afin de mieux abuser le consommateur, elles utilisent des graphismes très convaincants ou copient parfois les chartes graphiques de sites de commerce en ligne ayant « pignon sur rue ». Ces offres peuvent également renvoyer vers des sites web qui, eux aussi, ont l’air légitime alors qu’il n’en est rien.

Afin de justifier les prix cassés pratiqués par ces offres, elles proposent aux consommateurs des logiciels présentés en version OEM. Outre le fait que ce type de version est destiné à être vendu avec du matériel, certaines de ces versions OEM n’ont même jamais été produites par les éditeurs.

« Il n’y a aucun doute sur le fait que les offres de logiciels proposés par spam sont 100 % illicites. Elles sont l’œuvre de groupes criminels qui se cachent. Commander par le biais de ces offres, c’est non seulement acquérir un produit contrefait mais c’est aussi financer des réseaux criminels organisés, en prenant en plus le risque de leur donner son numéro de carte bancaire… en tout cas, c’est être victime d’une arnaque », explique Bertrand Salord, porte-parole de BSA France.

Pourtant, selon une étude de Forrester Data publiée ce jour par BSA, les internautes se laissent facilement convaincre et arnaquer par ces offres.

En effet, près de 30 % du spam reçu par les internautes en France est lu, favorisant ainsi les comportements d’achat. La proportion du spam lu n’est que de 23 % au Royaume-Uni et descend à 20% aux Etats-Unis. Parmi les produits les plus achetés en France, les logiciels informatiques figurent dans le peloton de tête avec 25% des ventes.

 

Répartition des produits les plus achetés suite aux offres commerciales
reçues par courrier électronique non sollicité (en %)

Répartition des produits les plus achetés suite aux offres commerciales reçues par courrier électronique non sollicité (en %)

 

« En cette période de Noël, où de nombreux internautes se laisseront tenter par le commerce en ligne, nous attirons particulièrement leur attention sur ce phénomène et leur conseillons d’acheter auprès de vendeurs présentant des garanties de fiabilité. On prévoit que les ventes en ligne pourraient atteindre 13 milliards2 d’euros en Europe pour la seule période des fêtes ; c’est dire s’il est important que les consommateurs restent sur leurs gardes », poursuit Bertrand Salord.

« BSA déplore que le spam proposant des logiciels à prix cassés sème la confusion dans l’esprit des consommateurs qui cherchent à s’équiper. Ces offres reçues par spam et les sites frauduleux de vente à distance sont un problème majeur car ils abusent le consommateur et détériorent ainsi sa confiance dans les achats en ligne. C’est la raison pour laquelle BSA France se mobilise aujourd’hui pour informer les internautes », conclut Bertrand Salord.

BSA France est membre du Groupe de contact des acteurs de la lutte contre le spam3.

 

  1. Spam : courrier électronique non sollicité envoyé en nombre

  2. Europe's Online Holiday Sales: Merrier Than Ever, Forrester Research, 10 Novembre 2004

  3. Le Groupe de contact des acteurs de la lutte contre le spam est placé sous la présidence de la ministre déléguée à la recherche et aux nouvelles technologies : http://www.ddm.gouv.fr/dossiers_thematiques/documents/spam07.html

 


 

Pour aider particuliers et entreprises à reconnaître les arnaques,
BSA France donne les conseils suivants :

 

  1. Détectez le spam ! Parmi les indicateurs qui font soupçonner qu’un courrier électronique est du spam : vous ne connaissez pas le nom de l’expéditeur, le titre contient des coquilles et des fautes d’orthographe, les prix sont trop beaux pour être vrais.
     
  2. Utilisez un filtre anti-spam. Une simple recherche sur le web permet d’en trouver un. Si vous recevez du spam publicitaire sur votre adresse électronique professionnelle, vous pouvez aussi interroger la personne chargée des systèmes informatiques sur les options de filtrage disponibles ou en service.
     
  3. Ne répondez pas. Même si le courrier spam vous invite à répondre pour vous « désabonner », cela pourrait être un piège. En confirmant ainsi que votre adresse est valide, vous risquez de recevoir encore plus de spam.
     
  4. Restez discret. Évitez de laisser votre adresse sur des sites publics, forums de discussion, où les expéditeurs de spam risqueraient de la trouver.
     
  5. Faites votre enquête. Si le vendeur en ligne n’est pas mentionné sur le site web de l’éditeur, faites attention. Recherchez également sur le web (forum, moteur de recherche) les « opinions » de ceux qui ont déjà traité avec le vendeur. Recherchez une marque de confiance venant d’un organisme de bonne réputation.
     
  6. Obtenez les coordonnées du vendeur. Si vous ne parvenez pas à trouver une adresse postale, méfiez-vous. Si vous trouvez un numéro de téléphone, n’hésitez pas à passer un coup de fil.
     
  7. Gardez des justificatifs. Imprimez une copie de votre numéro de commande et de votre confirmation de vente et conservez-la.
     
  8. Evitez les compilations et copies de sauvegarde. Les compilations de logiciels provenant de différents éditeurs, ou les copies « de sauvegarde » (backup) indiquent clairement que le logiciel n’est pas licite.
     
  9. Attention aux sites de vente aux enchères. Si ces sites sont légitimes, ils sont aussi le moyen favori des pirates pour diffuser des logiciels contrefaits.
     
  10. N’hésitez pas à contacter l’éditeur. En cas de doute, il pourra toujours vous renseigner.

 

 

Méthodologie de l’étude

Mi-novembre, lors d’une étude réalisée pour le compte de BSA, Forrester Data, du groupe Forrester Research, Inc., a interrogé 1 000 internautes dans chacun des six pays suivants : Allemagne, Brésil, Canada, États-Unis, France, Royaume-Uni. La marge d’erreur de ce sondage est de 3 % (pour un échantillon de 1 000 internautes dans chaque pays).

 

 


A propos de BSA
Business Software Alliance est une organisation mondialement reconnue, consacrée à la promotion d’un monde numérique légal et sûr. Elle est le porte-parole de l’industrie mondiale du logiciel et de l’Internet auprès des pouvoirs publics et des consommateurs. Ses membres représentent le secteur d’industrie qui connaît la croissance la plus rapide dans le monde. BSA informe les utilisateurs d’ordinateurs sur le droit de la propriété intellectuelle applicable au logiciel ainsi que sur la cyber-sécurité, soutient les politiques publiques favorables à l’innovation et au développement du marché et lutte contre le piratage de logiciels. En France, BSA regroupe les éditeurs français et internationaux suivants : 4D, Adobe, Agfa Monotype, Apple, Autodesk, Avid, Bentley Systems, BVRP Software, Macromedia, Microsoft, Nemetschek, Realviz, Staff & Line, Symantec, Veritas Software, WRQ.

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