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Les Sims : simulation de vie ?
Centre Pompidou, Paris, le 23 janvier 2005, de 15h à 20h
Journée conçue par l’OMNSH,
avec la collaboration du Centre Pompidou |
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| Plaisir du banal, aventure du quotidien… esthétique de l’ordinaire ? Les Sims est le jeu vidéo le plus joué au monde. Dans ce « simulateur de vie », le joueur se fait spectateur d’une économie domestique virtuelle dont il est l’acteur et le metteur en scène. Il crée un avatar, subvient à ses besoins, gère son réseau social, nourrit ses rêves – bref, poursuit un bonheur à la mesure des jauges qui apparaissent en bas
de son écran. |
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L’Observatoire des Mondes Numériques en Sciences Humaines (OMNSH) envisage Les Sims comme un objet culturel – au double sens du terme – aussi riche et vaste que n’importe quelle œuvre de création. Cette journée, qui articule l’artistique au scientifique, a pour ambition d’en questionner les enjeux sociaux et identitaires, mais aussi la valeur esthétique et la légitimité culturelle, dans un lieu prestigieux et
intelligent, le Centre Pompidou.
Première session : Autour du jeu
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| 14h30 |
Pot d’accueil |
| 15h00 |
Le mot de Mark Alizart
Ouverture de la journée par Michael Stora, président de l’OMNSH |
| 15h15 |
Film 1 : par le biais de Chloé Delaume, l’idée est de faire travailler un réalisateur avec et sur l’outil vidéo « interne » aux Sims, c’est-à-dire la possibilité dans la version 2 du jeu de fabriquer des films, et non plus seulement de composer des albums photos « virtuels ». |
| 15h30 |
Première table ronde : Esthétique, genre et logiques internes A la rencontre entre production et réception, questionner le « jouer aux Sims » c’est interroger un objet complexe, le jeu vidéo, de plus en plus pensé sur le mode d’autres produits culturels (en termes d’auteur, de genre, etc.) mais dont les conditions de création tout autant que les modes d’utilisation demeurent tout à fait
spécifiques. Le jeu vidéo apparaît comme jeu, au double sens d’une structure ludique régulée et d’un interstice entre une œuvre et son appropriation. Dans le cas des Sims, les contraintes imposées par la logique interne du jeu semblent comporter en elles-mêmes les outils de leur dépassement : le jeu se fait jouet, il est manipulé, interprété, ouvert à la négociation. La question de l’œuvre est envisagée du point de vue
du game design, comme art et technique que son élaboration requiert et que sa « consommation » suppose, et tout à la fois comme création esthétique à estimer en tant que telle et à évaluer dans son influence sur le monde des jeux vidéo (naissance d’un genre, les Sims-like) et sur le monde artistique (de la création contemporaine à la publicité).
Stéphane Natkin, responsable pédagogique de l’Ecole Nationale des jeux vidéo, directeur du CEDRIC (CNAM)
Bruno Icher, journaliste à Libération, critique de jeux vidéo
Christophe Kihm, rédacteur en chef d’Art Press
Alain Della Negra, plasticien
+ un modérateur (Mark Alizart) |
| 17h00 |
Pause |
Deuxième session : Autour des joueurs
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| 17h15 |
Film 2 : Confessions intimes de joueurs, d’Alain Della Negra |
| 17h30 |
Deuxième table ronde : les jeux sur le « je » Aux marges de manœuvre et aux négociations inhérentes à la logique interne du jeu, font écho les liens complexes unissant le monde ludique virtuel des Sims aux mondes intérieurs de ses pratiquants. Car le jeu sur le jeu est tout à la fois un dispositif ludique et l’usage qui peut en être fait : en ce sens, il est aussi à considérer comme ressource
identitaire. C’est l’enjeu de cette discussion : par quels mécanismes le jeu sur le jeu se fait-il jeu sur le je ? Comment s’opère, dans le cas précis des Sims, les allers-retours entre virtualité et réalité ? En quoi constituent-ils aussi des va-et-vient entre différentes facettes identitaires du joueur ? Quels enjeux sociaux soulèvent-ils par ce biais ?
Le questionnement peut finalement « se frotter » aux frontières du normal et du pathologique, de la création et de la destruction, pour mieux comprendre en retour les liens unissant un joueur à son avatar et ce qui peut en être fait, du plan thérapeutique au plan artistique.
Serge Tisseron, psychiatre psychanalyste, université Paris X-Nanterre, membre du comité scientifique de l’OMNSH
Jean-Louis Weissberg, maître de conférence en sciences de l’information et de la communication, université Paris 13
Marc Valleur, psychiatre, chef de service, hôpital Marmottan, membre du comité scientifique de l’OMNSH
Fanny Georges, chercheuse Paris I, a réalisé un travail sur les images de la transgression dans les Sims (CD inclus)
+ un modérateur (Michael Stora)
Un film court de témoignages de joueurs est prévu en guise de relance, conçu par Michael Stora et Géraldine Gomez |
Clôture
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| 19h00 |
Performance (improvisation ludique et musicale)
Chloé Delaume, écrivain + musicien |
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