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mardi, 26 décembre 2006 - Retour au sommaire
Vous n’aviez pas donné signe de vie depuis 2001, date de sortie d’Alone In The Dark - The New Nightmare. Mais où étiez-vous donc passés ? Nous avons d’abord travaillé pour un grand éditeur japonais puis pour un éditeur américain sur deux projets originaux ainsi que sur une préproduction pour une licence. Pendant cette période la chute du yen et du dollar face à l’euro a fini par rendre le business extrêmement difficile. En quelque mois nous étions devenu 30 à 40% plus cher qu’une prod US ou Japonaise. Cold Fear est un rescapé de cette période : nous avons récupéré les droits et signé avec Ubisoft. Ces arrêts ont été des moments très difficiles à vivre – surtout parce qu’ils se sont succédés – mais, a posteriori, ces projets avortés ont considérablement enrichi notre expérience à tous points de vue, business, gamedesign, technique... Surtout ils nous ont permis de continuer à développer notre chaîne de production à la fois souple et solide et de nous améliorer considérablement.
Que retenez-vous de l’expérience The New Nightmare ? The New Nightmare a été une grande aventure. Nous avons énormément appris et énormément donné pour ce titre. Mais tout va si vite dans ce milieu que cela nous semble à des années lumières de ce que nous faisons aujourd’hui. The New Nightmare nous a apporté la notoriété, ce qui est une donnée fondamentale dans ce secteur.
Comment gère-t-on un tel succès – près de 1.200.000 exemplaires – lorsqu’on est un studio "indépendant" ? Petite précision initiale, c’est près de 1.4 million d’exemplaires à ce jour. Ensuite, je voudrais indiquer que The New Nightmare a tout juste été à l’équilibre financier pour nous, et encore. Enfin, le titre appartenant à Infogrames, nous n’avons pas eu grand chose à gérer. Dès avant la remise du master, nous avons dû commencer à travailler sur de nouveaux projets qu’il nous a fallu vendre. Grâce à une augmentation de capital, nous avons pu investir dans nos outils de production, dans le recrutement et dans ces projets. En fin de compte, chaque nouveau projet est une remise en cause en profondeur. Ce n’est qu’au bout du troisième ou quatrième succès qu’une société de développement s’installe durablement.
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