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M. Patrick DEVEDJIAN a reçu vendredi 13 mai les représentants du jeu vidéo français |
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| Monsieur le Ministre de l’Industrie a fait le constat avec l’ensemble des industriels de la gravité de la situation : en quatre ans, le secteur de la création de jeux vidéo - qui est en croissance continue au niveau mondial - a vu sa taille fondre de 75% en France, une catastrophe sans précédent en terme d’emplois dans l’histoire industrielle de notre pays. Pour l’ensemble des acteurs et les pouvoirs
publics, il est apparu évident que l’industrie du jeux vidéo est une industrie stratégique d’avenir : elle est à la frontière de la culture et de la recherche (intelligence artificielle, physique, biomécanique, programmation), des réseaux et de la téléphonie. La vente de jeux vidéo génère, au niveau mondial, un chiffre d’affaires supérieur aux entrées des salles de cinéma. Le jeu vidéo est devenu en France le loisir préféré
des 12-25 ans, devant la télé ou le cinéma. |
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La France a, jusqu’à la fin des années 90, joué un rôle central dans la création de jeux vidéo. Trois des quinze plus gros éditeurs mondiaux sont aussi français. Malgré ce contexte, l’industrie de la création française de jeux vidéo est en train de disparaître.
Elle subit de plein fouet l’effet d’une triple distorsion de concurrence : charges sociales très élevées en partie à cause des 35 heures, taux de change défavorable et surtout, une concurrence de pays aidant directement leurs entreprises locales. La Chine, certains pays d’Europe de l’Est ou le Canada, pour ne citer qu’eux, ont pris la mesure de l’enjeu que représente le secteur du jeu vidéo en termes industriels en
proposant des aides directes particulièrement incitatives.
Le résultat pour la France, outre l’effondrement du tissu industriel hexagonal, est la fuite des talents vers l’étranger. La France sert désormais de réservoir de talents qui vont travailler au Canada, en Chine ou aux Etats-Unis.
Dans ce contexte, il apparaît aux acteurs de l’industrie que si les mesures annoncées par Monsieur le Ministre vont dans le bon sens, elles sont totalement insuffisantes. Pour maintenir cette industrie d’avenir en France, il est urgent de prendre de véritables mesures plutôt que de multiplier les « mesurettes ». Tous les acteurs de l’industrie, développeurs et éditeurs présents, ont appelé d’une voix unanime la création
d’un Crédit d’Impôts Production (CIP) afin de soutenir le secteur. Le principe est de réparer la distorsion de concurrence avec le Canada notamment, afin de permettre aux entreprises françaises de se battre à armes égales avec ses concurrents internationaux directs.
Monsieur le Ministre a demandé à revoir les acteurs de l’industrie en juin prochain afin de répondre aux professionnels sur ce point précis. L’APOM espère que des mesures à la hauteur des ambitions d’un pays comme la France y seront alors annoncées.
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