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Mise en ligne de la première base de données scientifique du Centre de recherche du château de Versailles

www.sculpturesversailles.fr

 

Edition du 17.10.05

 

 

LE NOUVEL OUTIL DE PUBLICATION DE LA RÉUNION DES MUSÉES NATIONAUX

par Thomas Grenon, administrateur général de la Réunion des musées nationaux

La publication des inventaires des collections permanentes des musées - et en particulier des musées nationaux - est l'une des missions de service public qui incombent à la RMN.

Les catalogues sommaires donnent sous forme abrégée les renseignements essentiels sur les oeuvres composant les collections, tandis que les catalogues raisonnés comportent une notice détaillée sur la provenance, la datation, la technique, le support et le style de chaque oeuvre.

      Base de données scientifique du Centre de recherche du château de Versailles

Les publications scientifiques de la RMN ont pris une nouvelle dimension à partir de 2001 avec une série d'albums-catalogues ajoutant à chacun des titres publiés un cédérom où sont reprises et complétées les informations données par le livre. Le cédérom présente plusieurs avantages : d'une part, toutes les reproductions y sont en couleurs (et non en noir et blanc comme dans les catalogues imprimés) et peuvent être affichées en grand format ; d'autre part, la consultation est plus facile que celle d'un livre (notamment pour les recherches à partir d'index).

En décembre 2004, la RMN a publié pour le musée des Arts asiatiques-Guimet le premier de ses catalogues scientifiques en ligne avec le site Chefs-d'oeuvre de la collection Grandidier de céramiques chinoises (www.museeguimet.fr/grandidier). Par rapport aux cédéroms, la mise en ligne apporte de nouveaux avantages : les bases de données peuvent être complétées et actualisées régulièrement, les informations peuvent être classées et conservées dans des dossiers de recherche personnels, l'utilisateur peut croiser les critères de recherche jusqu’à un degré très fin. Ces fonctionnalités sont particulièrement appréciables quand il s'agit de très grandes collections. En outre, l'accès aux sites étant gratuit, les publications scientifiques pourront toucher un plus vaste public qu'auparavant.

Le nouveau catalogue scientifique en ligne réalisé par la RMN, Versailles décor sculpté extérieur, est ainsi un remarquable outil de recherche proposant à l'utilisateur un système original de navigation sur plans et de repérage sur façades.

Pour autant, ce type d'édition ne tourne pas le dos aux publications traditionnelles puisque, pour ses prochaines publications scientifiques en ligne, la RMN offrira la possibilité d'éditer des tirages papier à la demande.

Aujourd'hui, la RMN est donc à la pointe de la réflexion en matière de publications scientifiques, en proposant des solutions qui concilient rigueur scientifique, facilité d'utilisation et simplicité de mise à jour.

 

 

" VERSAILLES DÉCOR SCULPTÉ " EN QUELQUES MOTS …

Un inventaire exhaustif en ligne

Mis en ligne au mois d’octobre 2005, cet inventaire porte sur tous les décors sculptés qui ornent les extérieurs des bâtiments du domaine national du Château de Versailles et de Trianon.

Jamais considérés auparavant pour eux-mêmes et de façon exhaustive, les voici répertoriés, photographiés, indexés, documentés et accessibles au plus grand nombre via Internet.

      Base de données scientifique du Centre de recherche du château de Versailles

 

Une approche topographique et architecturale

  • 9 plans interactifs du domaine pour localiser les lieux
  • 30 chapitres introductifs
  • 30 sommaires détaillés pour repérer les oeuvres

Par son système de numérotation, l’inventaire met en évidence les lectures horizontales et verticales. Il établit une hiérarchie qui traduit les liens entre les oeuvres (pendants, appartenance à une série, reprise de motifs…) et met en correspondance les oeuvres en place (originaux et copies) et celles conservées en réserve ou détruites.

 

1 315 numéros d’inventaire

Chaque numéro de l’inventaire correspond à un modèle différent et, selon les cas, à une ou plusieurs notices d’oeuvre (1 575 au total) qui comportent :

  • une localisation précise
  • un numéro d’inventaire et une dénomination
  • une attribution à un ou à des auteurs
  • une forme, une matière et des dimensions
  • une description
  • un historique de la création, des restaurations ou des modifications
  • une bibliographie
  • une ou plusieurs illustrations

 

Plus de 3000 illustrations zoomables

Chaque notice comprend une ou plusieurs illustrations zoomables qui permettent :

  • de visualiser les décors sous différents angles
  • d’agrandir les détails souvent inaccessibles au regard
  • de voir les modifications éventuelles apportées à une oeuvre par rapport à son dessin préparatoire ou à son état d’origine
  • de prendre connaissance des décors détruits dont il reste des dessins, esquisses, gravures…
      Base de données scientifique du Centre de recherche du château de Versailles

 

Des moyens de recherche performants

  • Une recherche par numéro d’inventaire accessible à tout moment
  • Une recherche avancée permettant les requêtes croisées (titre, statut de l’oeuvre, artistes, matériaux, localisation et date)
  • Une recherche par index :
    • index des artistes
    • index des matériaux
    • index iconographique
  • La rubrique "Dossiers" dans laquelle l’utilisateur pourra conserver et classer les notices des oeuvres, sélectionnées lors de ses recherches
  • Le manuel d’utilisation de la base de données toujours disponible

 

Des outils d’information

  • Les sources (100 pages de références d’archives rapportées aux oeuvres concernées)
  • L’index synoptique des oeuvres en place, en réserve, détruites
  • La chronologie des créations, destructions, restaurations et restitutions
  • Le tableau des commanditaires (maîtres d’ouvrage et maîtres d’oeuvre)
  • La bibliographie

 

… L’équivalent de cinq volumes de 500 pages…

 

 

INTRODUCTION …

par Béatrix Saule, conservateur en chef au château de Versailles et directeur du Centre de recherche

L’inventaire-catalogue Versailles décor sculpté extérieur porte sur tous les bâtiments qui appartiennent au domaine national du château de Versailles et de Trianon dans son état actuel ou qui, comme la Petite Ecurie, ont vocation à y revenir selon les termes du décret de 1995.

Il constitue une première car jamais le décor monumental extérieur de cet ensemble n’a été considéré pour lui-même et de façon exhaustive. Le voici, entièrement répertorié, photographié, indexé et documenté.

      Base de données scientifique du Centre de recherche du château de Versailles

Sa réalisation a exigé plus de 2000 prises de vues ainsi que la consultation d’innombrables pièces d’archives : comptes, états, soumissions et mémoires d’artistes conservés aux Archives nationales ainsi que dans l’énorme fonds du service d’architecture du château pour la période allant de 1805 à nos jours.

Ce travail a également bénéficié d’études précédentes. Outre celles menées par F. Didier, ACMH assisté d’A. Heitzmann, préalablement aux restaurations qu’il dirige, l’apport essentiel provient des recherches effectuées par F. Souchal et F. de la Moureyre dont les résultats ont été publiés dans un article de la Gazette des Beaux-Arts de 1972 sur les figures des façades du château ainsi que dans les notices des 4 volumes du dictionnaire des sculpteurs du règne de Louis XIV parus de 1977 à 1993 ; notons toutefois que les auteurs s’en tenaient à la période du grand roi et qu’ils privilégiaient les morceaux figuratifs alors que l’ensemble couvre trois siècles et compte de nombreux autres objets.

 

Une approche nouvelle

La principale originalité de ce travail consiste dans son approche topographique et architecturale car cette sculpture décorative est soumise à l’architecture qui gouverne tout : la création de l’oeuvre, sa forme, sa matière et jusqu’à son thème.
C’est pourquoi chacun des trente chapitres, auxquels on accède par le sommaire général ou par les plans, et qui traitent soit d’une façade, soit d’un bâtiment, soit d’un espace, est introduit par un court exposé sur son architecture avant d’aborder son décor sculpté particulier. Celui-ci fait également l’objet d’une brève synthèse – signalant les morceaux remarquables et l’existence d’un programme iconographique quand il y a lieu – et d’un repérage précis qui conduit aux notices des oeuvres.
      Base de données scientifique du Centre de recherche du château de Versailles

Afin de mettre en évidence les lectures horizontales et verticales, la structure de l’inventaire a été conçue de façon à établir une hiérarchie qui traduise les liens entre les oeuvres, l’appartenance à des séries, l’existence de pendants. Elle met également en correspondance les oeuvres en place (en les privilégiant toujours), les originaux ou les moulages conservés en réserve ainsi que les oeuvres détruites.

 

Plus de 1 300 modèles différents

Chacun des 1 315 numéros de l’inventaire correspond à un modèle différent et à une (ou plusieurs) notice d’oeuvre qui comporte :

  • une (ou des) localisation précise
  • une dénomination
  • une attribution à un ou à des auteurs, certains ou présumés, sachant que le nom des auteurs doit ici s’entendre, surtout pour l’ornement, par « atelier de » plutôt que par l’artiste lui-même
  • une forme, une matière, des dimensions
  • une description, utilisant des termes récurrents pour faciliter l’indexation, et s’attachant à expliquer, si nécessaire, les allégories, les épisodes de la mythologie ou les allusions politiques
  • un historique de la création, des restaurations ou des modifications, qui a conduit, de proche en proche et pour tenir une ligne logique, à évoquer les décors disparus
  • une bibliographie, favorisant les descriptions anciennes et limitée aux ouvrages qui apportaient des éléments nouveaux.

L’absence de toute considération stylistique a été dictée par la prudence pour deux raisons principales : en premier lieu, il s’agit d’une oeuvre collective pour laquelle les maîtres d’oeuvre demandaient aux artistes d’oublier leur manière propre ; ensuite le passage du temps a altéré ces sculptures qui ont le plus souvent subi des restaurations quand elles n’ont pas été remplacées par des copies.

 

Que ressort-il de cet ensemble ?

Comme toujours à Versailles – et c’est là le véritable luxe – les décors présentent une grande diversité sous une apparente unité, d’infinies variations sur un même thème : sur les 266 trophées d’arcades que comptent Versailles et Trianon, pas un n’est identique ; il en va de même pour les quelques 350 masques des clefs d’arcades ou pour les 166 figures ; quant à l’ornement qui est, lui, décliné en de multiples exemplaires de vases, de consoles, d’agrafes, de chapiteaux et de moulures, il est représenté par quelque 300 modèles différents.

Cette diversité est accrue par des disparités : disparité dans la qualité de la sculpture et dans le respect d’un programme iconographique si l’on confronte par exemple les sculptures des façades sur le parc de l’aile du Midi à celles de l’aile du Nord, disparité d’esprit entre le décor de Versailles qui délivre un message politique et religieux fort et celui de Trianon où il est de pur agrément ; disparité encore quant à l’état de conservation, le château et les écuries semblant plus atteints que le reste.

Car Versailles apparaît comme un chantier perpétuel de sculpture, comme une maison que l’on doit sans cesse entretenir ; de Louis XIV à nos jours, les restaurations n’ont jamais cessé et si, en trois siècles, certaines oeuvres originales ont été perdues ou remisées, il n’en demeure pas moins de très beaux morceaux de sculpture en place : les figures de la Chapelle, les chapiteaux et les trophées d’arcades du Grand Trianon, les chevaux bondissants des écuries, les grands reliefs des saisons du Grand Commun, le trophée du Temple de l’Amour... Quant aux répliques, confiées souvent à d’excellents sculpteurs et réalisées d’après l’original restauré pour la circonstance, elles ne sont pas à dédaigner : il suffit pour s’en persuader de regarder les figures de Mars et d’Hercule qui couronnent le pavillon central de la cour de Marbre, copies du XIXe siècle dues au ciseau de Henri Chapu qui avouait sa peine à reproduire du Girardon.

 

Apport du multimédia

Le choix de ce support s’est imposé d’emblée, comme parfaitement adapté au sujet. Pour les groupes présentant plusieurs faces, il fallait un grand nombre d’illustrations ; pour les détails souvent inaccessibles au regard, il fallait pouvoir les agrandir ; pour situer les sculptures, il fallait tout un système de repérage. Les cinq volumes de 500 pages auxquels auraient correspondu textes et vignettes n’auraient pu répondre à ces exigences, non plus qu’à celle des recherches croisées.

Enfin, la mise en ligne correspond à l’esprit qui a présidé à la création d’Internet : l’échange des connaissances scientifiques.

 

 


 

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