Depuis que le SELL a reçu l'accord de la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés) le 11 avril dernier, le SELL a adressé des messages d'alerte à plusieurs centaines de milliers d'utilisateurs de réseaux peer-to-peer soupçonnés d'utiliser des logiciels contrefaits. Après une interruption cet été suite à un changement de prestataire, la dynamique de prévention du Sell va reprendre mais pas
de manière aveugle.
La campagne d'avertissement du SELL va redémarrer sous les mêmes conditions et avec le même mot d'ordre : "Eduquer, éduquer, éduquer", comme le martèle Jean-Claude Larue, délégué général du syndicat.
En effet, le Sell compte davantage sur la prévention et la responsabilité des parents que sur la répression aveugle : "Nous savons que nos campagnes d'avertissement sont efficaces. Quand on commence à envoyer nos messages, nous constatons que le taux de piratage sur un titre baisse de manière très significative", assure Jean-Claude Larue.
En revanche, le délégué général du Sell n'a pas de mots assez dures lorsqu'il évoque les " gangsters" qui font du piratage un commerce. Contre ceux-ci, le Sell confirme sa volonté indéfectible de les traduire en justice comme le confirme la dernière condamnation en date, à Limoges, début septembre.