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Résumé
L’enquête « Lecture Numérique » a été effectuée par Loudhouse Research afin de nous aider à mieux comprendre la perception des industries de divertissement européennes en matière de protection du contenu numérique distribué à partir de disques DVD, de disques CD, et par l’intermédiaire de fichiers MP3. Ces trois modes de distribution représentent les formats habituels des médias de divertissement consommés en Europe
aujourd’hui et, par conséquent, sont les véhicules les plus largement utilisés par ceux qui veulent faire des copies illégales de contenu numérique.
La recherche qui a été parrainée par Macrovision a été faite en enquêtant auprès de cadres appartenant aux industries du film, de la musique, des jeux pour ordinateur en France, au Royaume-Uni et en Allemagne. Un ensemble de cent sociétés ont été consultées pour faire cette recherche.
Il était clair, dès le début, que le principal objectif de la recherche était de comprendre comment l’industrie du divertissement répondait aux menaces évidentes que représentent les copies illégales des médias sous emballage (disques CD et DVD), copies qui sont communément appelées « Extraction et Gravure », ainsi que ce phénomène qui fait couler beaucoup d’encre, à savoir le téléchargement des fichiers par l’intermédiaire
des réseaux poste à poste (P2P) basés sur l’Internet. La recherche a abouti à certains résultats qui ont permis d’établir le niveau des activités illégales qui avaient lieu aujourd’hui à travers l’Europe, ainsi que l’impact que les copies et téléchargements illégaux ont sur les ventes dans l’industrie. L’enquête « Lecture Numérique » s'est également préoccupée de la manière dont les personnes responsables de la protection du
contenu numérique abordent le problème de la lutte contre la vague déferlante des activités illégales.
Les principaux résultats du rapport « Lecture Numérique » pointent du doigt plusieurs domaines où les meilleures procédures et programmes d’adhésion volontaire peuvent être améliorés, de manière à réduire le niveau des activités concernant les copies illégales qui ont lieu aujourd’hui dans chacune des régions européennes. Le rapport met aussi en question, la perception de l’environnement législatif qui supporte les
politiques de copyright au niveau européen et dans chaque pays, politiques qui sont dirigées vers la prévention des copies illégales du contenu numérique. Finalement le rapport indique la direction de la réalisation d’un modèle bien réalisé pour la distribution des médias numériques d’une façon portable, flexible et contrôlée. Malgré la question perpétuelle que pose le vol du copyright, un bon modèle économique ainsi que de
bons procédés devraient apporter un « rayon de soleil » derrière les nuages de l’abus des contenus auquel sont aux prises aujourd’hui leurs propriétaires.
Les principaux résultats de la recherche sont illustrés ci-dessous :
Protection
- 50% des disques CD et DVD sont distribués et vendus sans aucune forme de protection du contenu.
- Moins de 10% des titres sont protégés contre le téléchargement à partir des réseaux poste à poste.
- Ceux qui ont répondu à l’enquête sont d’avis qu’une économie minimum pouvant aller jusqu’à 11% pourrait être obtenue avec des mesures plus efficaces de protection du contenu numérique.
- 73% de ceux qui ont répondu sont d’avis que les stratégies contre la piraterie devraient s’adresser aux vols de copyright à tous les niveaux, depuis la piraterie commerciale jusqu’à la piraterie faite dans des buts non-lucratifs.
- 59% sont d’avis que la copie occasionnelle est un problème important souvent éclipsé par la piraterie commerciale.
Politique
- Seulement la moitié de ceux qui ont répondu à l’enquête ont des directives générales internes concernant la protection du contenu.
- 47% des personnes qui ont répondu trouvent que le cadre législatif qui protège les droits numériques est confus ; 26% pensent que la législation manque de clarté.
- 73% de ceux qui ont répondu pensent que changer la perception des consommateurs est une priorité si l’on veut s’attaquer aux copies occasionnelles.
Prédictions
- 35% des personnes qui ont répondu à l’enquête estiment que les opportunités d’affaire que représente le téléchargement à partir des réseaux poste à poste surpassent les menaces courantes sur les pertes de revenus ; seulement 20% pensent le contraire, et 45% n’ont pas d’opinion.
- Seulement 15% de ceux qui ont répondu estiment que les copies par « Extraction et Gravure » vont diminuer au cours des prochains 12 mois et 18% sont optimistes et pensent que les copies illégales à partir des réseaux P2P vont diminuer.
Suite à une analyse de ces résultats dans le contexte de ce qui guide spécifiquement chaque pays et chaque industrie, le rapport « Lecture Numérique » en arrive aux conclusions suivantes :
Les partie prenantes de l’industrie du divertissement n’ont pas la rigueur nécessaire qui permet de fournir une défense efficace contre les assauts répétés sur leur propriété intellectuelle. Ceci est essentiellement le résultat d’un manque de consistance dans la fourniture des technologies qui sont nécessaires pour protéger le contenu, et de l’absence de stratégies et de procédures corporatives sous-jacentes qui supportent
la protection des copies.
Les mesures pour la protection du contenu comprennent trois domaines, à savoir : une action immédiate consistant à protéger physiquement le contenu numérique; le besoin pour ce secteur de l’industrie de changer les procédés et les politiques pour resserrer le contrôle du copyright numérique; et l’influence de la perception des consommateurs concernant la piraterie qui est le but final.
Le défi pour l’industrie est de trouver les synergies entre ces mesures distinctes, et de maintenir un équilibre entre les pratiques d’excellence qui serait assez flexible pour pouvoir supporter tous les aspects de la protection du contenu, mais aussi assez flexible pour répondre aux besoins à court et long terme d’une société. Bien que changer la vague d’opinion des consommateurs soit finalement l’avenue la plus efficace
vers un environnement libre de toute piraterie, cela peut seulement être réalisé de concert avec une approche sophistiquée de la protection du contenu ; l’un ne va pas sans l’autre.
La réticence à protéger le contenu numérique est alimentée par le peu de compréhension que certaines des parties prenantes ont des technologies disponibles, et aussi de leur perception des coûts concernant la protection. Le défi d’établir une approche pratique et consistante est aussi une barrière à l’adoption de meilleures pratiques.
Finalement, chaque industrie démontre un grand enthousiasme pour stopper la piraterie occasionnelle et commerciale ; par contre, les mesures physiques prises afin d’y parvenir demandent à être évaluées et raffinées. Il faut noter ici que les meilleures pratiques pour verrouiller le contenu numérique sont largement absentes au niveau de l’industrie ; ces pratiques représentent la première étape qui doit être mise en avant
pour réduire les niveaux de copies illégales qui ont lieu aujourd’hui au niveau de l’Europe. L’enthousiasme qui est montré pour résoudre l’énigme de la protection du contenu est augmenté par les possibilités d'affaire que présentent les nouveaux mécanismes de distribution du contenu. Pour la première fois, le bon modèle de distribution et de contrôle peut non seulement réduire le piratage et limiter les pertes de revenus mais
encore, il peut augmenter les revenus grâce aux téléchargements digitaux.
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