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Section 2 – Mesures de protection
| Les sociétés n’arrivent pas à prendre les mesures suffisantes pour protéger le contenu numérique, et cela malgré les pertes évidentes de revenus généralement associées à un mauvais contrôle du contenu lui-même. Face au niveau de consentement démontré à la section 1 en ce qui concerne la menace toujours croissante des copies occasionnelles, et le besoin d’une approche à plusieurs niveaux afin de protéger
le contenu numérique, le point suivant est : comment les sociétés de musique, de film et de jeux peuvent-elles attaquer le problème ? Les premières constatations dans cette section portent à notre attention combien peu du contenu distribué et vendu par les industries du divertissement est protégé. |
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Figure 3
| % |
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| 70 |
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60,61%
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39,39%
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| 60 |
| 50 |
| 40 |
| 30 |
| 20 |
| 10 |
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Oui |
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Non |
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Utilisez-vous des technologies pour empêcher les copies
par « Extraction et Gravure » du contenu numérique
que vous créez et/ou distribuez ? |
Figure 3 : 50% de ceux qui ont répondu utilisent des technologies de prévention d’extraction et de gravure pour empêcher la copie des contenus digitaux qui sont créés et aussi distribués. Figure 4 (page suivante) : 26% de ceux qui ont répondu utilisent la technologie ou des services pour combattre le partage, sur les réseaux P2P des fichiers, du contenu numérique qui est créé ou distribué.
Évidemment, il y a une différence significative en ce qui concerne le niveau d’adoption des mesures préventives prises pour protéger contre les copies de type « Extraction et Gravure » par rapport au téléchargement du contenu par l’intermédiaire d’Internet. Protéger un disque CD ou DVD contre la copie exige l’installation d’un « verrou numérique » sur le média, alors que le modèle pour empêcher le téléchargement des
fichiers de média à partir des réseaux P2P impose que le chemin exact vers le média soit brouillé, et que le réseau ainsi que ceux qui reçoivent les données soient induits en erreur en ce qui concerne le lieu où ils se trouvent, comme sur la qualité et la validité du contenu qu’ils recherchent.
Le marché des disques CD et DVD est beaucoup mieux établi, ce qui rend plus facile pour les propriétaires du contenu, la tâche de décider des niveaux requis pour la protection et la marge de profit par unité vendue par rapport aux divers coûts. Pour chaque société, la différence entre les niveaux de protection contre l’« Extraction et Gravure » par rapport à celle contre les réseaux P2P est fort compréhensible. Le manque de
protection du contenu qui existe pour l’ensemble de leur portefeuille est le chiffre qui devrait être d'une grande préoccupation pour les industries du film, de la musique et des jeux.
| Parmi les 60% des sociétés qui utilisent un logiciel de protection contre l’« Extraction et Gravure », seulement 53% de leur portefeuille est protégé. La moitié des contenus appartenant à ceux qui ont répondu à l’enquête sont présentés généralement aux consommateurs n’ayant aucune protection du contenu. Le nombre est encore plus petit en ce qui concerne la protection contre les téléchargements à travers les
réseaux P2P ; seulement 25% des sociétés utilisent des logiciels pour empêcher ou défier les télé-chargeurs potentiels, et ces sociétés ont seulement 32% de leur portefeuille protégé. Le secteur de la musique, de loin l’industrie la plus exposée aux téléchargements illégaux, arrive en bas de l’échelle des trois marchés en pourcentage de la protection de son portefeuille : seulement 24% des titres sont distribués avec un
mécanisme pour la protection du contenu. |
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Figure 4
| % |
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| 80 |
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25,77%
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74,23%
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| 70 |
| 60 |
| 50 |
| 40 |
| 30 |
| 20 |
| 10 |
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Oui |
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Non |
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Utilisez-vous des technologies ou des services pour
combattre le partage de fichiers, par réseaux P2P,
du contenu digital que vous possédez et/ou distribuez ? |
L’enquête révèle que 40% des sociétés pensent qu’elles livrent une stratégie efficace de protection des copies concernant l’« Extraction et Gravure », avec 26% pensant de même pour la protection contre les téléchargements à partir des réseaux P2P.
Pour établir exactement ce qu’est une protection efficace du contenu, l’enquête demandait à ceux qui y ont répondu d’estimer combien d’unités ou titres étaient copiés (gravés) pour 100 copies vendues, et combien étaient téléchargés illégalement lorsque 100 copies étaient vendues. La moyenne pondérée pour chaque type de copie était 27% et 30% respectivement, cependant il est bon de noter les écarts entre les diverses
industries.
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Nombre moyen de copies « gravées »
pour 100 copies vendues |
Nombre moyen de téléchargements à partir
de réseaux P2P pour 100 copies vendues |
| Film |
22% |
19% |
| Musique |
23% |
27% |
| Jeux |
33% |
43% |
Aucun des chiffres mentionnés ne représente une lecture agréable. Bien qu’il soit bien reconnu qu’un titre gravé ou téléchargé ne représente pas exactement une vente perdue, il y a logiquement un impact de l’un sur l’autre. Et bien que le débat fasse rage concernant la bonne formule à appliquer afin d’avoir une évaluation précise de la piraterie occasionnelle en relation des revenus perdus, un vol restera un vol.
Il doit être précisé que ces pourcentages sont seulement des estimations données par ceux qui ont répondu à l’enquête, et qu’ils ne sont pas mesurés empiriquement. Néanmoins, dans le contexte, il est facile de se rendre compte pourquoi la majorité de ceux qui ont fait partie de l’enquête pensent qu’il y a un besoin de faire davantage afin de protéger le contenu numérique. Alors qu’il y a une méfiance bien connue concernant
la provision de la protection et qu’un pourcentage alarmant des titres sont copiés pour chaque 100 disques vendus, il semble qu’il y ait un besoin immédiat et évident pour améliorer la stratégie de la protection des contenus.
| Figure 5 : L’augmentation du pourcentage de l’impact sur les résultats nets suite à des procédures plus efficaces qui permettent d’empêcher la copie occasionnelle – moyenne pondérée 11% La figure 5 montre que la plupart de ceux qui répondu à l’enquête pensent que les méthodes internes qui entourent la protection des copies devraient avoir un impact sur les résultats nets. À partir de cela, nous
pouvons estimer que les sociétés pensent que les méthodes de protection sont inefficaces et occasionnent des coûts d’opérations qui ne sont pas nécessaires. Nous pouvons aussi remarquer que le consensus général est que de meilleurs procédés devraient faciliter la mise en place de provisions plus efficaces pour la protection, réduire les coûts, et influencer le niveau général des copies occasionnelles.
On peut lire sur la figure 6 que la moyenne pondérée de l’impact sur les résultats nets est de 11%. Cependant, alors que les sociétés de film, musique et jeux explorent de nouvelles façons afin d’influencer le monde extérieur à changer les habitudes des consommateurs en ce qui concerne le contenu numérique, il semblerait que l’examen des procédés internes serait des plus bénéfiques.
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Figure 5
| % |
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| 40 |
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35,38
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20
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18,46
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18,46
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7,69
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| 30 |
| 20 |
| 10 |
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Fortement
d'accord |
|
D’accord |
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Neutre |
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En désaccord |
|
Fortement
en désaccord |
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Pourcentage sur les résultats nets en utilisant des
procédés internes plus efficaces pour empêcher
les copies privées |
| Pour une société, ne pas porter attention à l’interne, montre une approche imparfaite pour la protection du contenu numérique. Il a déjà été établi que la protection du contenu numérique est considérée comme étant une menace pour le secteur du divertissement. Si l’on compare ceci aux menaces criminelles sur les sociétés, par exemple à la fraude sur les cartes de crédit dans les secteurs du détail et de la
finance, alors le besoin de porter son attention sur le plan de la protection du contenu devrait être clair. Néanmoins, il est bon de considérer combien l’attention portée à l’interne démontre dans toute l’industrie en général un manque de structure ou de meilleures pratiques en ce qui concerne la protection du contenu numérique, Figure 6 : seulement 33% de ceux qui ont répondu ont un groupe interne de comités mis en
place dans leur organisation ; ces comités ont été établis pour s’occuper de la protection du contenu. |
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Figure 6
| % |
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| 70 |
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33,33%
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66,67%
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| 60 |
| 50 |
| 40 |
| 30 |
| 20 |
| 10 |
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|
Oui |
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Non |
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Est-ce que vous avez un comité ou un groupe
interne établi qui puisse s’occuper de la protection
du contenu dans votre organisation ? |
La figure 6 suggère que les procédures de révision interne sont une première étape qui renforce le procédé de protection. Seulement une société sur trois se concentre de façon spécifique, et à l’interne, sur la protection du contenu numérique. Un pourcentage à peine supérieur (51%) indique qu’ils ont en place des lignes directrices claires pour la protection du contenu numérique dans leur société ; même en
tenant compte de cette augmentation, la moitié de l’industrie est sans processus mis en place qui puisse permettre d’établir des pratiques d’excellence de la protection du contenu. Ces constatations mettent en pleine lumière la gravité actuelle des menaces perçues de pertes de revenu que les industries du film, de la musique et des jeux gardent au niveau opérationnel. De larges portions de contenus demeurent non protégées et «
éparpillées dans la nature » et les procédés pour supporter les politiques pour la protection du contenu demeurent insuffisants ; aucun de ces deux faits ne semble cohérent avec la « tolérance zéro » en ce qui concerne les crimes sur le copyright qui est présentée au monde extérieur.
| Comme point de départ en ce qui concerne une meilleure application de la protection du contenu, il y a au niveau de l’industrie une forte impression selon laquelle la force de l’approche pour combattre les vols est la clé de la solution. La figure 7 montre que 51% de ceux qui ont répondu à l’enquête sont d’avis que l’approche de leur industrie respective pour la protection du contenu est
inconsistante et érode l’efficacité des mesures prises pour protéger le contenu numérique. Seulement 24% ne sont pas d’accord avec cette opinion, alors que 25% demeurent sans opinion à ce sujet. En résumé, nous pouvons voir que plusieurs sociétés pensent que ce qu’ils font est bien, alors que la majorité estiment qu’ils sont dans l’erreur. Rectifier cette situation sera clairement un bénéfice pour l’industrie du
divertissement et sa profitabilité en général. |
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Figure 7
| % |
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| 50 |
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10
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41
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25
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24
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| 40 |
| 30 |
| 20 |
| 10 |
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Fortement
d'accord |
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D’accord |
|
Neutre |
|
En désaccord |
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La copie occasionnelle est un problème important qui est
souvent éclipsé au profit de la piraterie commerciale |
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