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Section 5 – Les contrastes européens
Il est rassurant de noter que ceux qui ont répondu à l’enquête dans l’ensemble de la zone européenne ont été d'accord en ce qui concerne la majorité des constatations du rapport. Cela démontre que la menace de pertes de revenu à laquelle les sociétés font face, telle que présentée dans l’enquête et dans l’approche collective, a un auditoire international. Dans cette section, nous offrons des cas spécifiques où différents
pays ont donné des réponses notablement distinctes.
Ces différences se présentent comme des thèmes que l’on peut résumer de la manière suivante :Les sociétés françaises semblent faire face au plus grand défi, en ce qui concerne la validation et l’intégration des technologies disponibles afin d’attaquer la piraterie occasionnelle dans les trois industries faisant partie de l’enquête.
Le Royaume-Uni se présente comme le pays le plus avancé dans l’adoption des procédés de protection du contenu et dans l’adoption de la technologie.
L’Allemagne démontre une attitude similaire à celle du Royaume-Uni en termes d’évolution et d’adoption des procédures, et identifie l’attitude des consommateurs comme étant le plus grand obstacle à une stratégie efficace pour la protection du contenu.
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Figure 13
Allemagne France Royaume-Uni
| % |
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| 80 |
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42,42%
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75,76%
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55,88%
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57,58%
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24,24%
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44,12%
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| 60 |
| 40 |
| 20 |
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Oui |
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Non |
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La copie occasionnelle est un problème important qui est
souvent éclipsé au profit de la piraterie commerciale |
Malgré un fort consensus général concernant le besoin de verrouiller le contenu numérique, chaque région de l’Europe continue de présenter des défis spécifiques pour chaque pays ; ces défis pourraient aider à créer le débat et à informer quant aux meilleures pratiques à entreprendre.
La figure 13 montre clairement que les sociétés françaises voient la technologie, ou plus exactement la bonne technologie, comme étant le plus grand défi qui permette de protéger le contenu numérique. Les sociétés françaises de film, de la musique et des jeux mettent en relief la « compréhension de la technologie » comme étant l’obstacle à la protection du contenu ; par exemple, 75% des sociétés françaises
identifient cela comme étant un problème, alors que seulement 27% des sociétés en Allemagne l’identifient ainsi. Si le sentiment général dans l’ensemble de l’industrie du divertissement en France exprime une inquiétude plus grande en ce qui concerne les technologies de l’information que dans les autres pays de l’Union européenne, cela donne matière à réflexion quant aux origines de cette tendance et aux solutions qui s’y
appliquent.
La figure 14 indique que le Royaume-Uni a la plus grande confiance dans ses propres mesures de protection du contenu, bien que ceci ait été dit dans le contexte des résultats généraux où l’opinion générale de la majorité est que ces mesures de protection devraient être améliorées. À la figure 14, 55% des personnes du Royaume-Uni qui ont répondu pensent que les mesures de protection contre les copies occasionnelles
sont soit efficaces, soit très efficaces, alors que les Français et les Allemands sont moins confiants.
Figure 14
Allemagne France Royaume-Uni
| % |
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| 50 |
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7,69%
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7,14%
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37,93%
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23,08%
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25,0%
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17,24%
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50,0%
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28,27%
 |
27,29%
 |
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11,54%
 |
21,43%
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10,34%
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7,69%
 |
17,86%
 |
6,9%
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| 40 |
| 30 |
| 20 |
| 10 |
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Très efficace |
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Efficace |
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Neutre |
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Peu efficace |
|
Très peu efficace |
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Efficacité des mesures de protection du contenu
En plus de cette confiance, ceux du Royaume-Uni sont ceux qui s’expriment le plus fortement en ce qui concerne le « manque de retour sur l’investissement » qui est considéré comme une barrière aux investissements additionnels nécessaires pour protéger le contenu numérique. Alors que 71% de ceux qui ont répondu ne considèrent pas le retour sur l’investissement comme étant un problème en ce qui concerne des investissements
additionnels pour des mesures contre la piraterie privée, ceux du Royaume-Uni étaient presque également partagés entre le pour et le contre ; 55% se sentent confortables avec le retour sur l’investissement et 45% veulent en avoir plus pour leur argent.
| Au-delà des processus d'affaires et des problèmes techniques, l’Allemagne est grandement concernée par le large défi que représentent le renforcement de la législation et l’influence de l’opinion publique. La figure 15 montre que 84% des Allemands qui ont répondu à l’enquête considèrent que s’attaquer à l’opinion des consommateurs est un défi assez important pour la protection du contenu numérique. En plus
de cela, seulement 18% des Allemands qui ont répondu pensent que des actions judiciaires contre des consommateurs sont une méthode efficace pour lutter contre la piraterie privée ; quant à ceux du Royaume-Uni ils penchent de l’autre côté de la balance avec 41% de leur sociétés qui supportent la stratégie qui consiste à poursuivre les consommateurs directement. L’Allemagne est aussi la plus critique en ce qui concerne la
limpidité du cadre légal qui définit la législation sur le copyright (au niveau de l’Union européenne) ; en effet 60% de ceux qui ont répondu pensent que la position législative de l’Union européenne prête à confusion. |
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Figure 15
Allemagne France Royaume-Uni
S’attaquer à l’opinion des consommateurs est un défi
important pour la protection du contenu numérique |
La perception allemande illustre peut-être le dilemme en ce qui concerne une attaque plus efficace de la protection du contenu : la réponse la plus effective et qui a des répercussions profondes contre le piratage occasionnel (par exemple l’influence de l’opinion publique) est l’objectif le plus difficile à atteindre.
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