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Conclusion
En évaluant les aspects du secteur du divertissement qui ont de l’influence sur la réponse au vol du contenu digital, les résultats apportent à la fois de bonnes et de mauvaises nouvelles pour les parties prenantes de l’industrie. Toutes les conclusions tirées de l’enquête sont présentées sachant bien que chaque industrie dans son secteur et chaque pays de l’échantillon doivent avoir différentes causes qui influenceront
leur réaction aux résultats. Malgré ces différences, la majorité des données de l’enquête montre une constance remarquable en ce qui concerne les opinions exprimées dans l’ensemble de tous les domaines. Il existe aussi des conditions d’égalité de revenus futurs qui sont offertes par l’évolution du contrôle du contenu pour les divers formats des médias numériques. Trois problématiques décisionnelles que ces secteurs se
partagent leur fournissent un terrain d’entente commun :
Média et technologie partagés par les secteurs
Bien sûr, le fait qui est noté comme étant le plus immuable par le panel est le disque du fichier média qui est utilisé pour enregistrer ou distribuer le contenu. Malgré les différentes valeurs unitaires du contenu, la taille du média (les données) et les diverses audiences de consommateurs vers laquelle elle est dirigée, la technologie habilitante demeure à peu près la même.
Dynamiques partagées par l’industrie
Chacune des industries qui a fait partie du panel d’étude a une « empreinte » similaire. Chaque industrie représente un groupement distinct d’organisations multinationales qui génèrent la majorité des revenus pour chaque marché, alors que les sociétés indépendantes opèrent au niveau privé. La distinction est particulièrement prononcée dans le secteur du divertissement. Il est intéressant de constater que, bien que les
multinationales aient des ressources internes supérieures pour lutter contre la piraterie privée et commerciale, elles font face à des infrastructures corporatives plus complexes et éprouvent des problèmes semblables à ceux qui se présentent à leurs concurrents locaux privés, et plus petits, qui doivent aussi lutter contre la piraterie.
Opinion partagée concernant les consommateurs
Quel que soit le secteur, les consommateurs au niveau international ne font que peu de différence à savoir comment ils copient ou téléchargent les contenus numériques. Le risque des copies illégales est partagé par chaque secteur. En ce moment, les sociétés de film et de jeux ont plus à perdre des copies par « Extraction et Gravure » que celles obtenues par l’intermédiaire des réseaux P2P étant donné que les larges
fichiers, pour l’instant, se prêtent mal au téléchargement. Cependant, cette barrière pratique est en train de disparaître à cause de la prolifération et de la capacité toujours croissante des services d’accès Internet à haut débit.
Quand on leur demande de sélectionner lequel des trois secteurs risque de perdre le plus, une majorité de 38% de ceux qui ont répondu à l’enquête « Lecture Numérique » pensent que chaque industrie doit faire face à des risques similaires concernant les pertes de revenus dues à la piraterie privée.
Bien qu’il y ait consistance au niveau de l’échantillonnage, le thème majeur des résultats de l’enquête « Lecture Numérique » est l’inconsistance de l’approche pour s’attaquer au problème de la protection du contenu numérique. Le rapport a établi qu’il y trois domaines clé qui influencent la façon dont les sociétés du secteur du divertissement doivent évoluer dans leur réponse à la piraterie occasionnelle :
Protection immédiate
Peut-être le résultat le plus frappant de l’enquête est le montant de contenus digitaux qui sont achetés ou loués sans aucune forme de protection du contenu installée. Il y a de quoi être concerné par cela, mais l’argument doit aller encore plus loin que la problématique suivante : « est-ce que l’on protège le contenu ou non ? »
La protection du contenu a deux effets : elle galvanise le message selon lequel la copie occasionnelle est illégale et elle la rend physiquement plus difficile à réaliser. Pourtant, les propriétaires du contenu sont toujours en train de se demander s’ils doivent protéger ou non par des moyens physiques. Bien que certains considèrent que le retour sur l’investissement pour la protection du contenu est réduit du fait que le
copieur assidu arrive de toute façon « toujours à ses fins », il n’y a pas de véritable raison qui permette de négliger complètement la protection du contenu ou de l’approcher de manière ad hoc.
La communauté des développeurs de virus joue constamment au « chat et à la souris » avec la communauté des développeurs de logiciels anti-virus, et il y a de nombreuses victoires des deux côtés. Les développeurs de virus qui sont dédiés à la tâche vont toujours créer des virus qui auront du succès. Néanmoins, bien que les logiciels anti-virus ne préviennent pas la totalité des attaques de virus, ils sont continuellement
omniprésents, de par le monde, dans les systèmes informatiques corporatifs. Ce modèle est certainement l’un des plus approprié à suivre pour l’industrie du divertissement, afin que cette dernière soit toujours prête contre la piraterie occasionnelle, au moyen de l’approche la plus rigoureuse qui soit de protection du contenu. Il va de soit que la création d’une stratégie du contrôle du contenu qui, non seulement rend le
contenu sécuritaire, mais encore gère sa distribution plus efficacement, doit faire partie du processus qui permet d’amener un titre sur le marché.
Réformer les procédés
Les résultats de l’enquête montrent que le gain moyen est de 11% si l’on utilise des procédures internes plus efficaces afin de protéger le contenu ; il y a donc clairement une motivation à améliorer les procédés actuels. Pour la plupart des grandes sociétés la question est de savoir, si les différents pays entreprennent la protection du contenu numérique d’une manière consistante, et envisagent un retour sur
l’investissement découlant de la provision de cette consistance pour le portefeuille complet de leurs titres, ou de savoir si cela est fait à l’échelle d’un réseau international. Il y a aussi le problème de savoir quelles parties prenantes génèrent les ressources nécessaires et absorbent les coûts de la protection du contenu. Apparemment, n’importe qui dans la chaîne des valeurs des titres de musique, du film ou des jeux a la
responsabilité de s’assurer que le contenu des titres garde son intégrité.
En définitive, le besoin dans ce domaine est le partage des meilleures pratiques ; c’est à dire comment les procédés peuvent être établis pour le bénéfice de tous d’une manière efficace, rentable et intersectorielle. Le défi dans l’application de cela est aggravé par le fait que les sociétés sont réticentes à avoir une approche transparente, alors qu’elles considèrent ces mêmes procédés comme étant « secrets », donc
difficiles à partager.
Influencer l’opinion
73% des sociétés ont mentionné qu’influencer l’opinion des consommateurs est la plus importante barrière qui permette la diminution de la piraterie privée. Influencer les consommateurs est un objectif louable bien qu’extrêmement difficile à galvaniser et à atteindre. À court-terme, l’obtention des droits de base pour la provision de la protection et le resserrement des procédures internes, non seulement vont diminuer le
volume des copies, mais encore va concourir à influencer l’opinion publique à ce sujet.
A long terme, un effort notoire est requis si l’on désire vraiment changer la perception des consommateurs. Le comportement des consommateurs est la responsabilité des gouvernements, des grandes organisations professionnelles, et des sociétés multinationales. L’influence doit commencer, et en fait elle a déjà commencé. Le point critique est de s’assurer que la bonne approche est prise. Aussi frustrant que cela puisse
paraître, des objectifs de cette ampleur ne peuvent pas être réalisés dans le cadre d’un plan à trois ans; c'est aussi une bonne chose que la stratégie concernant les problèmes reliés aux consommateurs ne soit pas développée à la hâte. Ne pas prendre maintenant, la bonne direction, peut plus tard créer de bien plus gros problèmes. Le problème controversé des actions juridiques dirigées à l’endroit des consommateurs ainsi que
les diverses opinions en ce qui concerne les bénéfices d’une telle approche à travers l’Europe, donnent une forte indication de la complexité du problème juridique actuel.
En résumé, le rapport « Lecture Numérique » conclut que l’industrie du divertissement doit faire plus en ce qui a trait aux actions tangibles à court-terme afin de prévenir les vols de copyright, tout en continuant d’essayer d’arriver à rendre hors la loi la piraterie privée dans le coeur et l’esprit des consommateurs. Ce secteur de l’industrie est enthousiaste en ce qui concerne la suppression des menaces toujours
grandissantes des copies occasionnelles et l’amélioration des revenus nets qui en découle ; malgré cela l’essence même des meilleures pratiques demande à être reconsidérée.
Toutes les mesures pour empêcher les vols du copyright valent la peine d’être considérées, mais l’on doit garder un certain équilibre pour les réaliser avec succès. Afin de continuer le débat, les propriétaires du contenu doivent regarder plus loin que la dichotomie des contenus protégés et des contenus non protégés. Alors que la distribution numérique et les médias sous emballage évoluent, il y a un besoin d’évaluer le
procédé complet du contrôle du contenu. Déverrouiller le potentiel des médias de divertissement de demain est aussi important que verrouiller les contenus numériques d’aujourd’hui.
Plan en cinq points
En réponse aux questions posées dans le rapport « Lecture Numérique », Macrovision fournit un plan en cinq points qui permet de créer une plate-forme pour les sociétés du secteur du divertissement, et cette plateforme est destinée à réduire la menace du vol occasionnel du copyright.
Évaluation de votre portefeuille
Avez-vous évalué le montant des contenus de tout votre portefeuille qui est distribué sans protection ? La première étape qui permet de réduire la piraterie occasionnelle est d’établir un niveau de protection efficace qui reflète vos besoins d’affaire.
Les réalités de la réduction des copies occasionnelles
Une approche pratique est la clé qui permet de générer une réduction réaliste et mesurable du montant de copies occasionnelles qui sont faites pour l’ensemble du portefeuille du contenu. Surveiller l’impact de la protection du contenu ou du téléchargement dans un projet contrôlé ou une étude, peut fournir à votre organisation ses propres critères pour une stratégie de verrouillage du contenu, et un éventuel retour sur
l’investissement qui a trait à votre société.
Révision des procédés internes
Est-ce que votre équipe dirigeante a une idée claire qui lui permette de savoir comment le contenu est protégé dans l’ensemble de votre société ? Est-ce que les titres sont protégés sur une base constante ou sur une base ad hoc ? Est-ce que la responsabilité pour la protection du contenu demeure exclusivement avec le propriétaire du contenu ? Comment votre organisation insiste-t-elle en ce qui concerne le développement du
niveau de protection du contenu basé sur vos procédés courants de production, de développement et de distribution ? Toutes ces questions devraient être adressées lors d’une procédure interne de révision.
Établissement de la priorité des activités
La plus importante barrière à l’amélioration des procédés est la taille de la tâche à accomplir. Aucune société ne peut s’offrir le luxe de protéger tous les titres d’un seul coup stratégique, et ce dans l’ensemble de toutes les régions. Établir des priorités est donc la clé. Les nouveaux titres sont ceux qui attirent le plus les copieurs, ils doivent donc être la priorité pour la protection du contenu, mais dans cette
catégorie les problématiques telles que l’audience cible et la distribution devraient être à la base des décisions, à savoir où l’on doit commencer à renforcer le contrôle du contenu.
Mettez l’industrie à contribution
Écarter la menace du vol du copyright et créer des occasions de revenu ne peut être fait qu’avec le consensus et la mise à contribution de toutes les parties prenantes impliquées. Le secteur du divertissement a une importante représentation professionnelle à travers toute l’Europe et c’est la responsabilité de ses membres, et tout autant des organisations, d’augmenter la force d’impulsion en créant des changements
corporatifs et culturels pour la réalisation de leurs buts envers le vol du contenu numérique.
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