| Auteur du jeu légendaire L'Amerzone, Benoît Sokal revient aujourd'hui avec Paradise, une histoire déclinée sous forme vidéoludique mais également en bande-dessinée.
Pixelcreation : Comment Paradise est-il passé du stade de la simple idée à celui de projet concret et ambitieux ?
Benoît Sokal : Une idée naît toujours de manière très curieuse. C'est un bout par ci, un bout par là, c'est une micro-idée qui s'associe avec une autre micro-idée, petit à petit ces associations deviennent un scénario. C'est comme pour toutes les histoires que je peux raconter, c'est comme ça que ça se passe. C'est très difficile de déterminer à quel moment une idée devient cohérente, il faut aussi que les
personnages qui vont subir et vivre cette aventure soient à la fois crédibles et originaux, dignes d'intérêt, que l'on sente qu'une certaine dramaturgie générale va se mettre en place relativement facilement. Au final, c'est une histoire. Évidemment il faut aussi que le contexte soit intéressant. En fait lorsque tout commence à parler - le lieu de l'action, les décors et les situations - et que tout tient, c'est là que l'on
commence à avoir un projet.
Pixelcreation : La perspective d'une déclinaison sur plusieurs supports de cette histoire (la bande dessinée, le jeu vidéo et le cinéma – NDLR) a-t-elle été une motivation supplémentaire ?
| Benoît Sokal : Non. Ce qui me motive, ce sont des personnages, une situation et une dramaturgie. Paradise est avant tout une histoire que j'avais envie de raconter pare qu'elle se passe en Afrique. C'est évocateur de souvenirs l'Afrique Centrale, non pas personnels mais d'enfance. Des souvenirs de Belgique (Benoît Sokal est belge – NDLR), des souvenirs d'amis qui partaient ou revenaient du Congo ,cette
espèce d'Afrique fabuleuse que moi j'ai loupée. Tout, en particulier Tintin au Congo, tout semblait me ramener à ce continent. J'avais cette Afrique dans la tête, il fallait qu'un jour je fasse ce voyage d'une manière ou d'une autre. |
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