| A l’heure où les parlementaires français et européens se posent des questions sur l’opportunité de légiférer sur certains jeux vidéo, les créateurs de jeux vidéo français souhaitent éclairer nos concitoyens sur ce sujet. Notre industrie dispose d’ores et déjà d’un système d’information des plus stricts sur la classification de ses oeuvres.
PEGI est le système européen de classification par catégorie d’âge des logiciels de loisirs. Conçu pour éviter qu’en fonction de leur âge les mineurs ne soient exposés à des oeuvres aux contenus inappropriés, le système est soutenu par les principaux fabricants de console, ainsi que par la plupart des éditeurs et des développeurs européens.
Des représentants de la société civile (parents, consommateurs ou groupes religieux) ont participé à la rédaction du questionnaire et la mise en place de la procédure qui permettent de procéder à la classification des jeux vidéo.
Outre un pictogramme précisant très clairement l’âge de la personne à qui l’oeuvre est destinée, jusqu’à sept autres pictogrammes sont apposés sur les jeux vidéo permettant à son utilisateur de connaître de manière très précise certaines caractéristiques de son contenu (violence, gros mots, peur, teneur sexuelle, stupéfiants, discrimination, jeux de hasard).
Concernant l’âge, il nous semble par ailleurs que les critères retenus pour déterminer la classe d’âge à laquelle se destine un programme de divertissement interactif est plus restrictif que la classification attribuée, par exemple, à une oeuvre cinématographique.
Les jeux vidéo s’adressent dans leur très grande majorité à tous les publics
Près de 50% des jeux vidéo se destinent aux 3 ans et plus.
Seuls 12% des jeux vidéo sont interdits aux moins de 16 ans, dont moins de 3% destinés exclusivement à un public adulte.
« Chaque année, un ou deux jeux sur plus de 2 000 nouveautés défraient la chronique parce que leur contenu apparaît à certains comme trop violent », rappelle Guillaume de Fondaumière, Président de l’APOM. « Ces oeuvres sont destinées à un public adulte comme leur pictogramme 18+ l’indique très clairement. Il me semble qu’il appartient aux parents de veiller à quoi jouent leurs enfants de la même manière qu’ils
contrôlent les programmes TV, les films ou les livres qu’ils regardent ou lisent. Interdire un jeu vidéo, quel qu’il soit, revient à interdire une oeuvre culturelle. On n’interdit pas à la vente l’Iliade, Les Bienveillantes ou 24 heures Chrono, des oeuvres qui pourtant décrivent ou mettent en images des scènes d’une très grande violence, parfois à la limite du supportable. Rien ne peut justifier à nos yeux que des jeux vidéo
soient bannis ou censurés. »
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