| L’amendement « jeux vidéo » présenté par des sénateurs UMP, soutenu par le Ministre de la Culture et le Premier Ministre, est voté au sénat par l’opposition socialiste mais boudée par une majorité d’élus UMP : le texte est donc finalement… rejeté !
Vous n’avez rien compris ? C’est normal, les professionnels des jeux vidéo et un grand nombre d’élus de tous bords ainsi que plusieurs Ministres de la République non plus !
L’incroyable s’est pourtant bien déroulé entre 22H30 et 22H50 au Sénat hier 19 décembre 2006, dans le cadre du vote sur la loi rectificative de finances 2007.
| « Nous sommes atterrés par ce vote et le compte rendu de cette séance qui devait enfin entériner la mesure crédit d’impôt jeu vidéo tant attendue par les professionnels du secteur », explique Guillaume de Fondaumière, Président de l’APOM. « Après notre appel solennel la semaine dernière suite à « l’oubli » de la soutenance de cette mesure la semaine dernière au parlement, nous avions lancé un appel
tout azimut par voix de presse pour que les sénateurs se mobilisent en faveur du jeu vidéo. Plusieurs Ministres – et pas des moindres - nous ont assuré du soutient du gouvernement. 11 sénateurs (UMP et SRDE) ont finalement présenté l’amendement au Sénat.
Au final, les députés communistes et UMP ont voté à 182 voix contre l’amendement, laissant seuls les socialistes et quelques sénateurs de la majorité voter en faveur de cette mesure (122). C’est ahurissant… » |
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Guillaume de Fondaumière - Président de l'APOM
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D’après nos informations, ce sont le Ministre délégué au Budget Jean-François Coppé, ainsi que les sénateurs Marini et Arthuis qui ont lancé la « charge » contre ce texte, arguant de prétextes pour le moins ténus pour proposer « la mort dans l’âme (sic) » que cette mesure ne soit remise à l’ordre du jour qu’après l’aval de Bruxelles.
« Après 4 ans de discussions, nous avions élaboré ces trois derniers mois avec le gouvernement un agenda très précis sur la mise en place de la mesure CIP », s’insurge Guillaume de Fondaumière. « Le Ministre de la Culture avait lui-même indiqué à Madame Kroes que les élus français allait voter le CIP avant la fin de la législation actuelle afin qu’elle puisse être mise en oeuvre immédiatement après le feu vert de
Bruxelles. Cet agenda permettait, pour le cas où la Commission donnait son aval dans les six mois, d’accélérer le processus, la situation des studios français étant jugée très préoccupante. Je ne comprends pas cette cacophonie gouvernementale. Tous les domaines culturels ont obtenu leur crédit d’impôt ces deux dernières années, nous sommes le dindon de la farce. C’est lamentable ».
L’Apom va maintenant travailler pour faire aboutir la demande française à Bruxelles et demander à Ségolène Royale et Nicolas Sarkozy de se positionner de manière rapide sur le soutien qu’ils souhaitent apporter à l’industrie française du jeu vidéo.
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