| Considérés comme un phénomène de mode pour adolescents jusqu’à la fin des années 90, es jeux vidéo acquièrent depuis quelques années une légitimité nouvelle qui se traduit, notamment en France, par une institutionnalisation de plus en plus marquée dans les domaines de la culture et des arts. Les jeux vidéo prennent aujourd’hui forme patrimoniale, du fait de pratiques amateurs, institutionnelles et
industrielles. Ce phénomène encourage l’analyse du rôle culturel de ce média à partir d’une approche historique, en prenant particulièrement en compte la place des différents acteurs dans la construction de ces mondes. Il s’agit donc d’aborder les enjeux de ces productions pour l’éducation à l’image, la conservation d’oeuvres numériques et l’esthétique hypermédia. Dans la partie Confrontations : « La condition des images »,
Frédéric Lambert et François Niney rencontrent Georges Didi-Huberman, historien de l’Histoire de l’Art à l’EHESS. Ni menaçantes, ni esclaves, les images ne peuvent être regardées sans condition. La véritable condition des images n’est pas un conditionnement, c’est l’exigence de les prendre dans leurs déplacements. Ouvrir l’oeil et le bon serait parfaitement insuffisant : il faudrait encore avoir des yeux derrière le dos,
nécessairement ouvrir les yeux pour refuser nos aveuglements. |
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