Le Syndicat des Editeurs de Logiciels de Loisirs (SELL) s’étonne des propos tenus par Nadine Morano, Secrétaire d’Etat à la Famille, stigmatisant les jeux vidéos et remettant en cause le système de prévention PEGI.Parce que ce
sont des acteurs économiques responsables, les industriels du jeu vidéo ont mis en place en 2003 le système dit PEGI, d’information et de classification unique, harmonisé au niveau européen. Fondé sur l’information du consommateur et la pédagogie, PEGI (PEGI on line pour les jeux sur Internet), est un outil d’aide au choix du bon jeu pour le bon public. Une nouvelle version de cette signalétique a été lancée dans toute
l’Europe en juin dernier. Baptisée PEGI 2.0, cette nouvelle version clarifie encore davantage le contenu des jeux et facilite ainsi l’information et la prévention des joueurs.
Appliqué dans 16 Etats membres de l’UE, le système PEGI est considéré par la Commission européenne comme un modèle d’harmonisation européenne en matière de protection des mineurs. L’élaboration d’une nouvelle signalétique risquerait de bouleverser les consommateurs qui sont habitués aux normes PEGI et surtout de heurter l’harmonisation du système européen de classification.
Le Syndicat des Editeurs de Logiciels de Loisirs s’étonne donc des prises de position de la Ministre qui vont à l’encontre de la tendance européenne, de l’absence totale de concertation avec les professionnels du secteur, et surtout de la stigmatisation excessive de toute une industrie.
Pour Jean-Claude LARUE, délégué général du SELL, « l’annonce de Nadine Morano sonne comme un désaveu du travail effectué depuis toutes ces années par les professionnels du jeu vidéo et souligne une profonde méconnaissance du dossier. Nous sommes ouverts au dialogue et aux perspectives d’évolution. Néanmoins, nous ne pouvons que déplorer que toutes nos demandes de rendez-vous aient été jusqu’alors refusées par Nadine
Morano. C’est assez inquiétant d’observer que la même semaine, alors que Barack Obama appelle à la promotion des jeux vidéo pour le développement de l’intérêt scientifique chez les plus jeunes, Nadine Morano stigmatise ces loisirs numériques à fort potentiel sans visiblement avoir étudié le dossier sérieusement et surtout sans avoir ni écouté ni entendu nos propositions ».
Suite à la parution d'un article dans la rubrique "revue de presse" il semblerait qu'une certaine confusion se soit installée. Emmanuel FORSANS, directeur général de L'AFJV tient à préciser "qu'il apporte dans cette action son entier soutien au SELL et à Jean-Claude LARUE en particulier".
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