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Structurer et accélérer la dynamique de l'écosystème de start-ups français

Confirmation des labels Métropoles French Tech et lancement des réseaux thématiques French Tech


Edito des ministres

Des milliers de Françaises et de Français s'engagent et prennent des risques chaque jour, aux quatre coins de notre pays, dans tous les secteurs, en créant leur entreprise, en innovant, en allant conquérir le marché international. Ils génèrent des emplois, des activités nouvelles ; ils portent des solutions pour l'avenir ; et ils font rayonner l'économie française dans le monde entier.

L'énergie qui anime notre pays est colossale. Et cette énergie ne vient pas seulement des grands centres urbains, des grandes entreprises, des grandes écoles. Cette énergie vient de l'ensemble des territoires, dans les quartiers populaires, les zones rurales, chez les jeunes, les moins jeunes.

La responsabilité de l'État et des acteurs publics est d'aider tous ceux qui entreprennent à réussir et de lever les freins qui empêchent certains de se lancer.

C'est la raison pour laquelle nous avons lancé la French Tech.

Son ambition est double.

La French Tech, c'est d'abord un ensemble d'outils très concrets, destinés à soutenir les entrepreneurs tout au long de la vie de leur projet - du lancement, au développement, à la projection à l'international. Ce sont des bourses, des fonds, et des dispositifs d'accompagnement spécifiques que nous avons mis en place pour épauler les start-ups.

La French Tech, c'est également une bannière destinée à fédérer les entrepreneurs français, favoriser les rencontres, les partenariats, et renforcer la visibilité internationale de nos start-ups.

Les Métropoles French Tech, lancées en novembre 2014, sont l'une des initiatives phares prises pour mailler ce réseau d'entrepreneurs. À l'issue d'une première phase d'évaluation, et devant le travail remarquable accompli par tous, nous avons décidé de reconduire les labels des 13 Métropoles aujourd'hui mobilisées.

Nous avons également conduit ce travail à l'international, en structurant les réseaux d'entrepreneurs français dans 12 villes du monde entier - de New York à Tokyo en passant par Moscou et Le Cap, autour des French Tech "Hubs".

Aujourd'hui, nous allons un cran plus loin pour structurer l'écosystème français : nous lançons les réseaux thématiques de la French Tech. L'objectif est simple : regrouper des entrepreneurs spécialisés dans un même domaine, pour les aider à faire face en-semble à leurs problématiques, et gagner en visibilité. Neuf réseaux thématiques ont été identifiés, qui rassemblent des entrepreneurs sur 21 territoires en plus des Métro-poles.

L'État se mobilise pour soutenir l'ensemble de nos entrepreneurs, sur l'ensemble de notre territoire et au-delà. Nous comptons sur l'énergie de tous pour poursuivre la dynamique engagée et porter toujours plus haut les couleurs de la French Tech.

Emmanuel Macron, ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique
Axelle Lemaire, secrétaire d'État chargée du Numérique

Structurer et accélérer la dynamique de l'écosystème de start-ups français

La croissance des start-ups est liée à leur environnement et plus particulièrement au tissu d'acteurs qui les entourent, qu'il s'agisse des entrepreneurs, des incubateurs, des investis-seurs, des centres de recherche et des universités : c'est ce qu'on appelle leur écosystème.

Un écosystème bien structuré et dynamique permet aux start-ups de s'appuyer sur des "mentors", de recruter les meilleurs talents, d'atteindre plus rapidement leurs utilisa-teurs ou leurs clients, de financer leur croissance et enfin d'accéder à un réseau international.

L'initiative French Tech vise précisément à structurer l'écosystème de start-ups en France et à accélérer leur croissance via des dispositifs concrets au service des entrepreneurs :

  1. La labellisation de Métropoles French Tech a permis de structurer l'écosystème français sous la forme d'un réseau rassemblant Paris et 13 autres écosystèmes remarquables qui sont les têtes de pont de la French Tech en régions ;
  2. Un ensemble de dispositifs ont ensuite été mis en place au sein de ces écosystèmes pour permettre de faire croître les start-ups : les bourses French Tech, le Fonds French Tech Accélération, le Pass French Tech, les French Tech Hubs à l'international, le French Tech Ticket, les opérations de promotion internationale, etc.

Aujourd'hui les Métropoles French Tech existent depuis un an et demi pour les plus anciennes et les dispositifs qui s'y déploient ont été largement mobilisés.

Une première évaluation collective a été menée au cours des derniers mois. Cette évaluation a permis de confirmer que le travail de structuration locale au sein de chaque Métropole a mobilisé de nombreux acteurs et a suscité un engouement de plus en plus fort. C'est pourquoi les labels de chacune des 13 Métropoles French Tech sont aujourd'hui confirmés.

Une seconde phase de ce programme a été lancée en lien avec les territoires pour gagner en cohérence grâce à une dimension thématique. La mission French Tech a identifié les secteurs d'activité les plus dynamiques en termes de start-ups, permettant la création des Réseaux Thématiques French Tech, que les Métropoles French Tech et mais aussi d'autres territoires rejoignent aujourd'hui.

Les fondamentaux du cahier des charges des Métropoles French Tech et les outils French Tech déployés dans ces Métropoles

  • Chaque Métropole a engagé un projet ou capitalisé sur l'existant pour offrir un lieu de rassemblement à l'écosystème de start-ups de son territoire : le bâtiment Totem
  • La mise en place d'une gouvernance pilotée par des entrepreneurs locaux.
  • Le déploiement du Pass French Tech, l'offre d'accompagnement premium dédiée aux entreprises en hypercroissance : 48 entreprises bénéficiaires du Pass pour la promotion 2014-2015 avec une répartition à 58 % à Paris-IDF et 42 % en régions, 66 bénéficiaires pour la Promotion 2015-2016 avec une répartition à 38 % à Paris-IDF et 62 % en régions.
  • La mise en place du dispositif d'accueil des lauréats du concours French Tech Ticket destiné aux entrepreneurs étrangers qui veulent monter ou développer leur start-up en France. Le dispositif mis en oeuvre à Paris la première année en 2016 sera déployé dans les Métropoles French Tech avec l'arrivée de 70 start-ups étrangères en janvier 2017.
  • Le déploiement de la Bourse French Tech : 655 Bourses French Tech d'un montant entre 10K€ et 30 K€ en amorçage accordées en 2015 par Bpifrance, pour un montant total de 17M€ et pour des projets à 64 % dans le numérique. La répartition géographique est de 39 % à Paris-IDF et 61 % en régions et outre-mer. En 2 ans, environ 1000 porteurs de projets ont reçu une subvention pour un montant global de 26 M€.
  • L'accès au Fonds French Tech Accélération, qui a déjà investi dans 5 accélérateurs (dont 2 issus des Métropoles French Tech) à hauteur d'un montant total de 30M€ :
    - Axeleo, accélérateur de start-ups numériques BtoB piloté par des entrepreneurs, à Lyon. Investissement dans le cadre d'un tour de table de 2,4 M€.
    - Usine I/O, accélérateur de projets hardware spécialisé dans le prototypage, basé à Paris. Tour de table de 1,6 M€.
    - Le fonds d'accélération Breega Capital Venture One, spécialisé dans l'investissement Seed / série A, à Paris. Tour de table de 43,5 M€.
    - West Web Valley 1, fonds de l'accélérateur West Web Valley pour le grand Ouest de la France, basé à Brest. Tour de table de 30 M€.
    - QuattroCento, créateur d'entreprises issues de la recherche et spécialisées en sciences du vivant, basé à Paris. Tour de table de 5,20 M€.

Je suis un entrepreneur d'une Métropole French Tech : que m'apporte la French Tech en général et ma Métropole French Tech en particulier ?

Un réseau structuré aux niveaux local, national et international, pour accélérer le développement de ma start-up :

  • Un réseau local dynamique et structuré, emmené par des entrepreneurs expérimentés et emblématiques, pour trouver plus rapidement des associés, des clients, des partenaires, des mentors, des investisseurs, des collaborateurs, etc. > programme d'animation de ma Métropoles French Tech et bâtiment Totem.
  • Un réseau national pour me développer plus vite > un réseau de 13 écosystèmes dynamiques en France, les Métropoles French Tech et un lien privilégié avec Paris, l'écosystème phare de la French Tech, parmi les plus reconnus au niveau mondial.
  • Un réseau pour m'internationaliser plus rapidement > les French Tech Hubs, relais privilégiés et contacts direct avec des entrepreneurs français déjà implantés dans les principaux marchés mondiaux.

Du mentorat et de l'accompagnement :

  • Des accélérateurs privés portés par des entrepreneurs expérimentés qui m'accompagnent et éventuellement investissent dans ma start-up. Ces accélérateurs sont financés par le Fonds French Tech Accélération.
  • Ma start-up a une croissance fulgurante, comment gérer cette étape clé ? Une offre premium d'accompagnement, déclinée au sein de ma Métropole French Tech : le Pass French Tech.

De l'accès au financement :

  • J'ai une idée ou un prototype, j'aimerais la tester, approcher quelques premiers clients, mais je n'ai pas d'argent pour me lancer > la Bourse French Tech.
  • Je souhaite accélérer mon démarrage en levant du capital tout en étant accompagné par des entrepreneurs expérimentés et connectés > un accélérateur de start-up financé par le Fonds French Tech Accélération,
  • Pour mon développement international, je souhaite lever des fonds auprès d'investisseurs internationaux > j'ai accès au réseau des French Tech Hubs, je renforce mon exposition internationale via des opérations collectives de promotion internationale French Tech dans les grandes conférences par exemple.

De la visibilité nationale et internationale :

  • Je porte la marque de mon écosystème, La French Tech, qui a attiré l'attention du monde entier par son dynamisme reconnu.
  • Je participe, avec toutes les start-ups françaises rassemblées sous une même bannière French Tech, aux grands salons tech internationaux, et je bénéficie de la promotion French Tech réalisée sur place à destina-tion de media et influenceurs internationaux.
  • Je suis lauréat du Pass French Tech et je bénéficie d'une exposition en France et à l'international au titre de "pépites" de la French Tech.

Les réseaux thématiques French Tech

Pourquoi des réseaux thématiques ? Encore un nouveau label ?

Le mouvement French Tech est entraîné par le collectif formé par Paris et les 13 Métropoles French Tech, les écosystèmes identifiés en régions comme les plus dynamiques et structurés en France.

La dynamique des start-ups et la stratégie pour accélérer leur croissance peut aussi varier en fonction des secteurs, par exemple l'écosystème des start-ups de la santé et celui de la finance fonctionnent différemment. C'est pourquoi il a été décidé de décliner le réseau national des Métropoles French Tech en réseaux nationaux thématiques, qui sont ouverts également à d'autres territoires de la scène tech en France. Pour ces derniers, il n'est pas proposé un nouveau label mais plutôt de participer à la mobilisation collective tirée par les Métropoles French Tech en devenant membre pour deux renouvelables d'un réseau national, et tourné vers l'international, appelé Réseau Thématique.

Ce qui est proposé à ces territoires c'est un réseau d'affaires concret pour permettre à leurs start-ups de se développer en France et à l'international. C'est pourquoi on ne parle pas de labellisation de nouveaux territoires mais de devenir membres de réseaux théma-tiques French Tech.

Qu'est-ce qu'un réseau thématique French Tech ? Quels objectifs ?

Ces réseaux thématiques French Tech désignent la communauté fédérée des toutes les start-ups, partout en France, sur une thématique donnée ;

  • il s'agit d'abord de réseaux d'entrepreneurs,
  • ils s'incarnent également territorialement en mettant en réseau les écosystèmes locaux des start-ups de cette thématique,
  • ils ont pour objectif la croissance des start-ups françaises de la thématique et de faire émerger parmi elles de grands leaders internationaux, "les ETI et les grands groupes français de demain",
  • pour développer leur écosystème thématique au niveau national et international, ils utilisent les différents outils mis en place par la French Tech : des bourses French Tech pour inciter à la création de start-ups, des Accélérateurs French Tech, des opérations de promotion internationales French Tech, le French Tech Ticket pour attirer des start-ups étrangères en France, etc.

Résultats de l'appel à projets des réseaux thématiques

L'appel à candidatures "Réseaux Thématiques French Tech" a créé une forte mobilisation des écosystèmes partout en France. Au total, tous types d'acteurs confondus, 113 projets ont été déposés, dont :

  • 68 projets issus des 13 Métropoles labellisées French Tech ;
  • 24 dossiers déposés par des écosystèmes d'autres territoires ;
  • 11 manifestations d'intérêt par des acteurs de Paris/Ile de France ;
  • 10 manifestations d'intérêt par des associations privées d'entrepreneurs.

Ces candidatures concernent 37 territoires.

Le travail d'analyse des dossiers a mobilisé des experts de : l'Agence du numé-rique au Ministère de l'Économie, qui coordonne les travaux, la Direction Générale des Entreprises, la Direction Générale du Trésor, le Ministère des Affaires étrangères, Business France, Bpifrance et la Caisse des Dépôts et Consignations.

Le processus d'analyse et de sélection s'est déroulé en 2 phases :

  • Analyse du dossier écrit (par au moins 3 experts)
  • Auditions des porteurs de projet issus de nouveaux territoires

Les thématiques retenues pour constituer un réseau d'écosystèmes

9 réseaux thématiques

  1. #HealthTech : #BioTech #MedTech #e-sante
  2. #IoT #Manufacturing
  3. #EdTech #Entertainment
  4. #CleanTech #Mobility
  5. #FinTech
  6. #Security #Privacy
  7. #Retail
  8. #FoodTech
  9. #Sports

Le choix des terminologies anglaises est guidé par le caractère international de la portée de ces thématiques et de ces réseaux.

French TechLes membres des réseaux thématiques retenus

  • Paris et l'Ile-de-France :
    L'écosystème de start-ups parisien est la locomotive internationale de French Tech, un des écosystèmes de référence dans le monde.
    Les acteurs parisiens/franciliens membres de réseaux thématiques French Tech : Cap Digital, Génopole, Medicen, Silver Valley, Usine I/O, Optics Valley, 104 Factory, Pexe / Durapole, Systematic, Starburst Accelerator, Finance Innovation.
  • Les 13 Métropoles French Tech :
    Elles sont toutes membres d'un et souvent de plusieurs réseaux thématiques ; elles joueront un rôle moteur dans la dynamique nationale de ces réseaux.
  • Les écosystèmes de start-ups d'autres territoires :
    Ils rejoignent la dynamique French Tech impulsée par Paris et les Métropoles French Tech, et deviennent membre d'un réseau thématique : Alsace, Amiens, Angers, Avignon, Chalon-sur-Saône, Clermont-Ferrand, Dijon, Grand Besançon, Hossegor - Saint-Jean-de-Luz, Laval, La Réunion, Le Mans, Limoges, Angoulême - La Rochelle - Niort - Poitiers, Nogent / Haute Marne, Reims, Saint-Etienne, Saint-Quentin, Tarbes, Toulon, Vendée.
  • Des associations nationales d'entrepreneurs :
    Elles rassemblent souvent déjà de nombreuses start-ups : France Biotech, France eHealthTech, InnoTechMed, Syndicat National du Jeu Vidéo, CleanTech Open France, France Fintech, Hexatrust, Fevad.

Fonctionnement opérationnel des réseaux thématiques

Durée d'un réseau :

2 ans, renouvelables : évaluation à 2 ans, puis remise en jeu après deux ans ; l'appel à candidatures sera également ré-ouvert et pourra permettre notamment à des écosystèmes non sélectionnés cette fois-ci de candidater à nouveau.

Structuration d'un réseau thématique :

Pas de structure légale créée, les représentants des écosystèmes membres se réunissent entre 3 à 5 fois par an et mettent en place des actions concrètes, rassemblées dans une feuille de route, afin de favoriser la croissance des start-ups du secteur concerné.

Ressources opérationnelles pour faire vivre les réseaux :

Chaque écosystème membre du réseau thématique désigne un représentant, son "référent thématique" qui a plusieurs rôles :

  • animer l'écosystème de start-ups local ;
  • représenter l'écosystème de start-ups local à l'extérieur du territoire ;
  • participer à l'animation du réseau national, à la construction et à la mise en oeuvre de sa feuille de route.

En soutien : des entrepreneurs emblématiques apportent une vision stratégique et sont les ambassadeurs du réseau thématique à l'international.

Chaque réseau élit un secrétaire national :

Chaque réseau thématique devra élire un "secrétaire national" du réseau.

Le secrétaire national a la responsabilité de convoquer et d'animer les réunions des référents thématiques et plus généralement d'organiser et faire vivre le réseau national. En particulier, il doit coordonner la rédaction collégiale et la mise en oeuvre de la feuille de route. Il est le garant de la dynamique globale du réseau. Il se doit d'offrir à chacun la capacité de s'engager dans cette dynamique collective.

Mise en place de la feuille de route :

Les membres du réseau mettent en place une feuille de route qui consiste notamment à :

  • Cartographier et identifier les start-ups ;
  • Coordonner et mettre en avant les structures d'accompagnement et les outils associés ;
  • Elaborer une stratégie ambitieuse à l'international.

Utiliser la "boite à outils" de l'initiative French Tech pour développer l'écosystème thématique en France et à l'international :

Les différents dispositifs mis en place dans l'initiative French Tech sont autant d' "outils" que les réseaux thématiques sont invités à mobiliser pour développer leur écosystème national.

Calendrier :

Septembre-Octobre 2016 : réunion de "kick-off" des membres de chaque réseau, élection du secrétaire national, début de travaux de rédaction de la feuille de route.

Novembre 2016 : publication des feuilles de routes.

Décembre 2016 : première actions opérationnelles.

Des outils French Tech concrets pour accélérer le développement des écosystèmes thématiques

Comme pour les Métropoles French Tech, il n'y a pas de financement de l'État pour la structuration des réseaux thématiques, mais une panoplie de dispositifs mis en place dans le cadre de l'initiative French Tech :

  • Une cartographie de l'écosystème French Tech : le recensement des start-ups de la thématique sur l'annuaire de la French Tech.
  • Les bourses French Tech d'amorçage pour stimuler la création de start-ups dans la thématique.
  • Le Fonds French Tech Accélération (200M€ à investir sur 5 ans, opéré par Bpifrance) : faire émerger et co-financer des accélérateurs privés pour des start-ups de la thématique (à l'instar d'Usine I/O dans le reseau #IoT ou Quattrocento dans le réseau #HealthTech).
  • Le Pass French Tech : identifier et accompagner les start-ups en hyper-croissance de la thématique. Dispositif d'accompagnement premium pour des start-ups ayant une croissance vertigineuse : 66 entreprises accompagnées sur la promotion 2015/2016. La première année s'adressait exclusivement aux start-ups numériques. Phase d'expérimen-tation sur les secteurs "santé" et "IoT & Manufacturing" en cours.
  • Le co-financement French Tech de projets privés, portés par des entrepreneurs, pour promouvoir la French Tech à l'international.
  • Les opérations de promotion internationale de la French Tech sur la thématique, qui sont opérées par Business France, en particulier dans les grandes Conférences internationales de la thématique (comme CES pour l'IoT par exemple, ou JP Morgan dans le secteur Santé)
  • Le programme French Tech Ticket (70 start-ups étrangères début 2017) : destiné à cibler et attirer en France des start-ups étrangères de la thématique pour enrichir l'écosystème.
  • Les French Tech Hubs à l'international (20 hubs d'ici fin 2016) qui permettent d'identifier les entrepreneurs français de la thématique présents à l'étranger susceptibles de rejoindre la dynamique French Tech Hub à l'international et s'y faire les relais de l'écosystème français.

Les enjeux des thématiques des réseaux French Tech #EdTech #Entertainment

Mots clefs : Education, Formation, Serious game, MOOC, Adaptive Learning, Social Learning, Réalité virtuelle et augmentée, Industries culturelles et créatives, Media, Télévision, Radio, Presse, Edition, Transmedia, Jeux vidéo, Divertissement, Loisir, Arts visuels, Publicité et Com-munication, Musique, Spectacle Vivant, Livre, Cinéma.

Malgré la crise économique de ces dernières années, les industries culturelles et créatives (ICC) ont su résister et connaissent une croissance dynamique avec 1,3 million d'emplois directs et indirects (soit presque 5% de l'emploi intérieur total français) et un chiffre d'affaires direct de 73 milliards d'euros. Le poids économique des ICC en fait un véritable moteur de croissance et d'importantes retombées économiques sur les territoires qu'elles animent. Les activités des ICC sont à la fois hyperspécialisées et transversales. Souvent composées de PME/star-ups, les ICC ont pleinement intégré les technologies numériques à leur processus de production comme à leurs modes de diffusion. C'est une filière clé du rayonnement et de la compétitivité de la France avec 2,7 milliards d'euros d'exportations de biens culturels, soit 3,2% des revenus de ces secteurs, les plus exportatrices étant le jeu vidéo (940 millions d'euros, 21% des revenus secteur), le livre (689 millions d'euros, soit 12% des revenus de la filière) la presse (367 millions d'euros soit 3% des revenus) et la musique (251 millions d'euros soit 3% des revenus). Au ni-veau International : le poids des ICC dans le monde représente 2 250 milliards de dollars de revenus, représentant 3% du PIB mondial, 29,5 millions d'emplois, soit 1% de la population active mondiale.

Les médias audiovisuels subissent quant à eux depuis plus d'une décennie plusieurs types d'évolution. D'abord la numérisation du mode de transport par exemple pour la télévision terrestre a permis d'offrir la multiplication de programmes et la haute définition (HD). La France est un pays précurseur pour le lancement de la TNT (2005). Les start-ups et PME no-tamment rennaises ont été très actives dans la définition des standards de diffusion de la TNT et sont aujourd'hui parmi les équipementiers de référence pour ce type de réseau en Europe. Par ailleurs, la compression de la vidéo permettant à terme d'offrir l'ultra haute définition (UHD), mais aussi les nouveaux formats audio (son 3D, son binaural) représentent également des enjeux technologiques sur lesquels le savoir-faire français est reconnu grâce à des start-ups et des PME particulièrement innovantes mais aussi actives sur le terrain de la normalisa-tion. D'autres innovations dans le domaine de la vidéo et du média télévisuel dans lesquelles des start-ups françaises sont très actives doivent être citées, telle la capture et la visualisation de vidéo 360, la diffusion sur réseaux IP avec la définition de nouveaux protocoles de trans-port, les technologies d'interactivité permettant la dé-linéarisation des médias audiovisuels et l'enrichissement (Rich-media) avec ou sans second écran… L'évolution des terminaux, notam-ment la généralisation des smartphones, représente également un enjeu considérable pour les modes de consommation des médias, en particulier audiovisuels, et l'évolution de services offerts autour et à travers eux (42% de l'audience des vidéos est réalisée sur des terminaux mobiles au 1er trimestre 2015, contre 34% au dernier trimestre 2014).

A l'instar des industries culturelles et des media, le secteur de l'éducation et de la formation est appelé à des transformations profondes apportées par les start-ups de l'EdTech. Néan-moins la transition numérique est y encore en cours : en 2015, seulement 4,5 milliards de dollars ont été investis dans l'EdTech au niveau mondial. Le marché est cependant en forte croissance avec des prévisions d'environ 20% par an pour les années à venir. Le savoir-faire français dans le domaine de l'éducation est reconnu mais le numérique y occupe une place encore limitée. La situation est cependant en pleine évolution et les expérimentations en mi-lieu scolaire se multiplient. Les start-ups françaises se positionnent ainsi sur les marchés du serious game, des MOOC, de l'adaptive learning, du social learning ou encore de la réalité augmentée et de la robotique. Plusieurs enjeux ressortent aujourd'hui : l'élaboration de mo-dèles économiques pérennes, la consolidation du secteur qui reste fragmenté, l'émergence de pure players de taille critique, et l'internationalisation. Le plan numérique à l'école annoncé par le Président de la République en mai 2015 va renforcer la structuration de l'offre et la de-mande. Les entreprises françaises peuvent également s'appuyer sur de solides secteurs con-nexes (par exemple le jeu vidéo pour la gamification). Le marché européen et le rayonnement culturel mondial de la France offrent des relais en termes d'internationalisation.

Les apports de l'initiative French Tech à l'écosysteme des start-ups francais

Dans un contexte où l'envie d'entreprendre explose en France et parallèlement où l'innovation, et en particulier le numérique, transforment profondément l'économie et la société, l'initiative French Tech a soutenu et amplifié le phénomène.

Les 5 apports de l'initiative French Tech pour répondre à ces enjeux majeurs :

  1. La reconnaissance du rôle des start-ups :
    Les start-ups, ces jeunes sociétés innovantes qui visent à devenir les grandes entreprises de demain, sont désormais reconnues comme les acteurs moteurs de l'innovation et de la transformation de notre économie et de notre société. Les start-ups sont désormais sur le devant de la scène, reconnues et accompagnées dans leur spécificité, liée à leur "hyper-croissance", leurs entrepreneurs sont valorisés. Les start-ups sont devenues crédibles et attractives comme employeur, comme partenaire, comme objet d'investissement, comme fournisseurs.
    Avec l'Initiative French Tech, l'État a fait confiance et misé sur les entrepreneurs français. L'État a fait le pari d'un soutien fort à une dynamique avant tout privée : portée d'abord par les entrepreneurs eux-mêmes, du jeune fondateur au serial entrepreneur expérimenté.
  2. Structuration et accélération de l'écosystème : elle a permis de mobiliser, fédérer et mettre en réseau les écosystèmes de start-ups français en France et à l'international :
    Aujourd'hui, la France bénéficie d'un écosystème d'entrepreneurs mobilisé plus solidaire, plus collectif, et plus structuré aux niveaux local, national et international : dans un course de vitesse mondiale, cette dynamique collective est un accélérateur pour les entrepreneurs pour s'associer, pour recruter, pour se financer, pour se développer, etc.
  3. Une conscience collective partagée : un dispositif rassembleur derrière une marque vite adoptée et portée d'abord par le collectif des acteurs de l'écosystème, qui revendique son appartenance et même une certaine fierté.
  4. Une meilleure visibilité et lisibilité en France et à l'international : une structuration plus lisible (un réseau de 13 villes en France + Paris), plus attractive et connectée à l'international pour être vus et reconnus.
  5. Le renforcement de l'attractivité des start-ups française aux yeux des investisseurs français et internationaux : un écosystème mieux financé en attirant des capitaux privés français et internationaux : croissance de +100 % du capital risque en France entre 2014 et 2015.

L'Initiative French Tech a été lancée par l'Etat fin 2013. Elle est pilotée par la Mission French Tech, au sein de l'Agence du numérique, au Ministère de l'Economie. Ses partenaires publics fondateurs sont la Direction générale des Entreprises, la Direction générale du Trésor, le Direc-tion des Entreprises et de l'Economie Internationale au Ministère des Affaires Etrangères, la Caisse des Dépôts et Consignations, Bpifrance et Business France. Ses actions sont financées par l'Action PIA French Tech dotée de 215 millions d'Euros et opérée par la Caisse de Dépôts, et par ses partenaires ainsi que l'INPI.

2013 - 2016 : Une accélération spectaculaire pour les start-ups françaises

De grands succès emblématiques

4 start-ups françaises ont atteint une valorisation supérieure à 1 Md $ (Criteo, BlaBlaCar, DBV, Cellectis) - celles qu'on appelle les "licornes"

3 introductions en bourse au Nasdaq (les premières depuis les années 2000)

5 start-ups ont réalisé une levée de fonds supérieure 100 M$

Des sur-perfomances économiques

Performances économiques des start-ups du secteur digital soutenues par le capital risque : +37% CA annuel ; +30% des effectifs [Source : baromètre annuel France Digital/EY 2015]

Les 54 start-ups en "hyper-croissance" bénéficiaire du Pass French Tech 2015-2016 témoi-gnent de performances impressionnantes : +186% de croissance de CA, +101% de croissance d'effectifs [Source : Bpifrance & Mission French Tech]

Un bond spectaculaire du capital-risque en France

Le montant des financements levés en capital-risque par les start-ups françaises a bondi de 100% entre 2014 et 2015 (de 1 à 2 Md$) [Source EY) :

Montants levés auprès du capital-risque par le start-ups françaises (en millions €)

Montants levés auprès du capital-risque par le start-ups françaises (en millions €)

Levée de fonds supérieures à 15M€ : + 120 % en montant, +100% en nombre d'opérations [Source : Bpifrance]

Une forte dynamique d'investissement : la France est au devenue au premier 2016 le 1er pays d'Europe en terme de nombre d'opérations d'investissement en capital-risque [Source : Tech.Eu]

Des start-ups de plus en plus présentes et performantes à l'international

Nombre de start-up françaises exposantes au CES International à Las Vegas [Source : Mission French Tech] :

Nombre de start-up françaises exposantes au CES International à Las Vegas

Performances internationale des start-ups du secteur digital soutenues par le capital risque : 43% du chiffre d'affaires réalisé à l'international en 2014, 25% ont un investisseur étranger au capital. [Source : baromètre annuel France Digital/EY 2015]

Performances internationales des 54 start-ups en "hyper-croissance" bénéficiaires du Pass French Tech 2015-2016 : en moyenne +469% de croissance de CA à l'export. [Source : Bpi-france & Mission French Tech]

Publié le 25 juillet 2016 par Emmanuel Forsans

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