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mardi, 26 décembre 2006
Paries : Ministère Public, FNDF, SEV, Twenthieth Century Fox Home Entertainment France, Buena Vista Home Entertainment, Gaumont Columbia Tristar Home Video, Disney Enterprises Inc., Dreamworks, Paramount Pictures Corp., Warner Bros, Universal City Studios LLP, SACEM, SDRM et al. C/ Messieurs C.L., M.L., G.L., D.L., R.L., et S.S.
Faits En octobre 2002, la Brigade de Recherches Départementale (BRD) de la gendarmerie de Vannes est informée par le Service Technique de Recherches Judiciaires et de Documentation (STRJD) de Rosny sous Bois de l'existence d'un site web dédié à l'échange de tous supports informatiques intitulé "www.echange-cd.fr.st" sur lequel un internaute propose des copies de films au format Divx et qui a, suite à un échange de mails avec le STRJD, communiqué aux enquêteurs une liste de 151 copies de films au format Divx. L'internaute, Claude Le C. est interpellé. Lors de son audition, Claude Le C., retraité, a reconnu pratiquer l'échange sur Internet de films au format Divx, de particulier à particulier, sans en faire le commerce. Il a expliqué qu'il partait du serveur "Kazaa" pour accéder aux ordinateurs d'autres particuliers et mettre à la disposition ses propres Divx. Les données de son disque dur étaient ensuite offertes directement et librement à tous les internautes du monde. La perquisition opérée à son domicile permet la saisie de 198 CD-Roms copiés par téléchargement sur Internet. Des investigations complémentaires permettent d'interpeller cinq autres internautes qui proposaient des échanges de CD-Roms contrefaits, notamment des copies illicites de films au format Divx, directement ou par voie postale. Sur plainte déposée par dix-sept sociétés et organismes représentant les producteurs et les diffuseurs d'œuvres cinématographiques, les prévenus comparaissent devant le Tribunal Correctionnel de Vannes.
Contenu de la décision Le Tribunal, constatant que :
condamne les internautes à des peines allant de un à trois mois de prison avec sursis et de 2000 à 5800 euros de dommages-intérêts.
Commentaire Ce n'est pas la première condamnation en matière de piratage sur Internet. Déjà en janvier 2004, un internaute qui proposait d'envoyer gravés sur CD-Rom des films et de fichiers MP3 téléchargés illicitement sur Internet contre rémunération, avait été condamné par le Tribunal Correctionnel de Paris à six mois de prison ferme et au paiement de 1000 euros à titre de dommages-intérêts au profit de la Société civile des producteurs de phonogrammes en France (Tribunal correctionnel de Paris, 31ème chambre, 28 janvier 2004, Société civile des producteurs de phonogrammes en France c/ Bruno D). Rappelons que la contrefaçon est un délit puni de 3 ans d'emprisonnement et de 300.000 euros d'amende au maximum.
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| Rubrique réalisée en collaboration avec l'équipe Communication, Media & Technologies du cabinet Clifford Chance | ||||